Post has published by Saganami
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J’ai plus l’impression que la dualité qualité/quantité n’est pas une problématique de choix qui peux conduire à la victoire ou non, mais d’adaptation.

En effet un élément prédominant dans ce choix est l’équipement et la doctrine. Prenons premièrement l’exemple de la guerre de 100 ans.

Manier un arc – qui plus est un longbow – demande un entrainement constant et une grande expérience. Ce n’est donc même pas la peine de penser à une armée de masse dans ces conditions. L’arbalète – assez complexe à manier elle aussi – subit la même contrainte et est caractéristique des armée mercenaires. On pourrait dire la même chose des chevaliers, une classe de soldat qui demande toute une vie de formation pour être opérationnels.

En revanche, à l’époque moderne, le mousquet change la donne, facile à produire, fantassin facile à former, les armées de masse sont de retour !

On aura la transformation inverse dans l’après seconde guerre mondiale lorsque la technicité des équipements et des doctrines rendra impossible la formation d’une armée de masse, à moins de faire le choix de l’obsolescence ou de la guerre asymétrique.

Alors bien sûr pour une époque donnée, des armées font parfois des choix de qualité et d’adaptation différente. Mais cela est régit par la même contrainte. Si on revient (un peu) sur les guerres médiques, les traditions guerrières et les moyens oriente fatalement les cité grecques vers la qualité et l’Empire Perse vers la quantité.

Un autre exemple serait la seconde guerre mondiale, où le III ième Reich fait le choix de la qualité – par nécessité d’abord, par idéologie ensuite – celui-ci s’avérera perdant. Même si toutes les super-armes d’Hitler avait fonctionné, la défaite étaient inéluctable face aux armées de masse des alliés. En effet, le choix d’une technologie relativement simple allié à une puissance industrielle monumental s’avérera suffisant (char T-34 ou firefly)

Maintenant pour parler d’avantage/inconvénient de ce choix je vais tout de même citer deux exemple de ce que permettent la quantité ou la qualité.

La quantité donne un avantage certain, en effet il facilite l’action d’enveloppement ou d’encerclement. On a déjà cité les Thermopyles, mais on pourrait aussi parler de Peïpous (la célèbre victoire d’Alexandre Nevski sur les Teutoniques). En revanche Cannes est un mauvais exemple, Hannibal ne possède ni la quantité ni la qualité (si on ne considère pas son génie tactique). L’avantage tactique de la qualité n’est donc pas absolu.

La qualité permet une autre action tactique : la réserve. En effet il vaut mieux toujours avoir une force d’élite en réserve tactique afin que son emploi soit réellement décisif. Si la réserve est nécessairement de qualité, ce n’est pas toujours le cas du reste de l’armée. Dans le cas ou les deux sont inférieur en nombre, il est alors nécessaire d’occuper au mieux l’espace pour éviter tout enveloppement. Guagamèles est un exemple parfait de la façon dont la qualité peux l’emporter.

Le choix qualité/quantité est donc de nature adaptative et non a faire dans l’optique d’une victoire, et dans son usage il faut là encore s’adapter. Le nombre ou la qualité l’emportent en effet différemment.

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