Post has published by Anakil Brusbora
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    Un détail important à rappeler, c’est que nous ne savons rien sur les trous noirs (et les étoiles à neutrons en réalité). Tout ce que l’on a, ce sont des spéculations plus ou moins étayées sur base des observations empiriques astronomiques (extrapolation d’un effet gravitationnel visible sur un relevé de télescope par exemple). Il ne faut donc jamais oublier que l’on n’a pas (encore) les réponses à la plupart des questions précises sur ces objets et notamment sur la frontière qui les sépare. D’ailleurs, la plupart de ces frontières sont arbitraires. Puisqu’on n’a pas encore eu la chance d’observer tout le processus depuis la création jusqu’à la fin de l’étoile sans discontinuité, on peut toujours avoir manqué des bouts importants.

    Dès lors, la question sur la frontière entre trou noir et étoile à neutron est presque caduque car, on ne sait pas définir le fonctionnement et la formation du trou noir (ou de ce qui s’y passe), et on ne le saura probablement jamais sauf expérience Instertellar-ienne, et de même pour l’étoile à neutron. Le problème principal de ces objets est qu’ils contredisent pour la plupart des éléments de la physique théorique actuelle d’une façon ou d’une autre, ce qui montre la limite de notre compréhension (soit notre physique est “mal construite”, soit nous avons mal interprété les observations de l’espace lointain, et dans les deux cas il y a un kwak quelque part).
    D’ailleurs, on pense que la plupart de nos lois physiques à notre échelle ne s’applique pas forcément (ou pas comme chez nous) dans le cas d’éléments supermassifs. Donc, il faut toujours être méfiant à utiliser nos formules bien connues de gravitation universelle (pour donner un exemple 🙂 ) qui fonctionne à notre échelle macroscopique et “simple” quand on parle d’éléments extrêmes.

    Pour en revenir au sujet, je n’y connais pas assez sur la physique de ces objets pour te répondre BaTBaiLeyS mais je tenais vraiment à rappeler (en tant que scientifique) que les sciences exactes sont pleines de zones d’ombres importantes (ce qui est aisé de comprendre pour l’astrophysique dans de tels cas que celui-ci) et, qu’en particulier pour la physique, les lois universelles ne le sont généralement pas (le nom étant fort mal trouvé mais tellement vieux que l’on ne le change pas). Il ne faut donc pas oublier de manier les explications avec précaution car la science évolue, peut être infirmée et n’est pas si exacte que ça au final. 😛

    PS : Je me rends compte que j’ai beaucoup utilisé l’expression “il ne faut pas oublier…” mais j’avoue que rien d’autre ne me venait à l’esprit ! 😛 J’espère ne pas paraître trop vindicatif mais il s’agit de rappels souvent réalisés lors des recherches scientifiques (et les cours) que la science n’est pas la vérité ! Ce qui me fait penser qu’il faudrait bien un jour, quand le temps sera disponible, faire un dossier sur les principes Popperiens entre autre. :cheer:

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