Post has published by Henri Dubret
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    Chapitre 2 : Sentence et exécution

    -Condamné à la peine capitale, sans sursis !
    Tel fut le jugement rendu le 3 novembre 1940 à l’encontre de Pierre Laval, coupable du meurtre de Philippe Pétain. L’exécution devait avoir lieu le 11 novembre, date hautement symbolique choisie par l’amiral Auphan, proche du feu maréchal. En attendant sa mise à mort qui devait avoir lieu devant l’hôtel du Parc où il avait commis son crime, Laval croupissait dans la prison la plus proche. De par sa petite fenêtre diminuée de sinistres barreaux, il voyait et entendait les travaux de la construction de la guillotine qui devait le tuer. Il voyait chaque jour grandir son assassin.
    Un jour que son geôlier lui apportait son maigre repas, il vit dans son pain un morceau de papier. Il y était inscrit :
    “Ton évasion est prévue pour ce soir. Tu as une lime pour scier les barreaux. A la nuit, tu sortiras par là et des S.S. te conduiront en Allemagne.
    Des amis”
    Laval avait là reconnut l’écriture de Marcel Déat. Il sourit. On était le 9 novembre. Deux jours avant l’exécution.
    Au soir, il avait scié ses barreaux. Il sauta à l’extérieur. Il reconnut dans le noir Déat, Doriot, Darnand et des uniformes S.S.
    -Nous avons monté ce coup avec Hitler. Maintenant que Pétain est mort, c’est toi qu’il veut installer au gouvernement. Allez, mainteant, filons !
    C’était Darnand qui venait de parler. Ils s’apprêtèrent à monter dans un camion lorsque des silhouettes se dessinèrent.
    -Haut les mains messieurs ! Votre a été découvert, vous êtes cernés !
    Pour toute réponse, un S.S. fit feu et un autre fit démarrer la voiture. Ils passèrent quelques rues mais tout à coup BAM !
    L’avant du véhicule était touché par une grenade.
    Les passagers descendirent précipitamment pendant que Doriot et quelques S.S. se dévouaient pour protéger la fuite des autres. Ces derniers s’apprêtaient à se cacher dans un immeuble abandonné lorsque des gendarmes apparurent et, faisant feu, abattirent Darnand et touchèrent Déat.
    -Rendez-vous, messieurs !
    Les deux hommes furent reconduits à la prison. En chemin, ils rencontrèrent les cadavres des S.S. et de Doriot.
    Le lendemain, Déat se suicidait dans sa cellule et le 11, le couperet de la guillotine s’abattait sur Laval.
    FIN DU DEUXIEME CHAPITRE

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