Post has published by Ambarequiem
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    On y soulignait que sauf circonstance exceptionnelle ( comme l’affaire du pont repris par les Français ), la baïonnette ne devait être utilisée que dans le cas d’une embuscade tendue par des forces adverses disposées à moins de 100 mètres et dans les toutes premières secondes de l’attaque.

    A Bassorah, les anglais font 180 m (600 feet) avant de rejoindre la tranchée, et il le font après avoir débarqué de leurs véhicules sous le feu, et après être arrivé à la fin de leurs munitions. Après, l’article que j’ai lu ne précise pas s’ils ont profité de l’échange de tir pour manœuvrer et tenter de les déborder ou de les prendre de flanc.
    L’important dans la charge à la baïonnette c’est la surprise que ça provoque. Les iraqiens s’attendaient à ce que les anglais tracent leur route, même sous les balles (comme l’avait fait les convois précédents). Ils ne s’attendaient pas à ce qu’ils descendent pour se battre, et encore moins à ce qu’il les chargent à la baïonnette.

    Pour l’assaut en règle mené par les français en Serbie, les français débouchent eux même d’une tranchée collée à un réseau de barbelé. Derrière les barbelés, 50 m de découverts, puis le poste à prendre qui est une construction de sacs de sables de chaque côté du pont. Le premier groupe français se trouve pris dans les barbelés (comme en 1914-1918), le second groupe passe, et c’est le lieutenant qui mène l’assaut avec le capitaine juste derrière. Le combat à lieu à la grenade et au Famas, les baïonnettes sont là pour parer à un imprévu, les entrées du postes sont étroites, en chicane, et en cas de rencontre inopinée, c’est utile en dernier recours.

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