Post has published by Maxsilv
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    En 23, Auguste n’a plus besoin de marionnettes pour séduire la plèbe : elle est acquise à sa cause. L’empereur a ramené la paix à Rome, mis fin aux dysfonctionnements multiples d’un régime dont les représentants passaient le plus clair de leur temps à s’étriper en public comme en privé. Or, depuis qu’il a battu Marc Antoine et évincé Lépide, le fils adoptif de César est désormais le seul à pouvoir revendiquer son héritage.
    Là où en revanche il lui faut rester prudent, c’est par rapport aux éventuels nostalgiques parmi les sénateurs. L’assassinat des ides de Mars 44 ne remonte après tout qu’à deux décennies. C’est pour ça qu’il insiste tant dans sa propagande sur une pseudo-restauration de la République. Or, en 23, il vient de briguer huit ans de suite le consulat, parfois seul (alors que d’ordinaire les consuls vont toujours par deux). Aussi, pour ne pas donner l’impression de monopoliser les magistratures, il ne se représente pas cette année-là, mais obtient en échange la puissance tribunitienne.

    Ainsi, si en apparence les magistrats sont toujours élus et les institutions républicaines retrouvent leur cours normal, concrètement c’est le princeps qui dirige.

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