Post has published by glapsvidr
  • Participant
    Posts754
    Member since: 31 octobre 2012

    Attention avec John Geipel, du moins ce qu’il dit sur le monde scandinave, les annees 70 ont produit beaucoup de betises dessus.

    Quand j’etais a l’universite d’islande, un des premiers cours est la population de l’europe avant les peuples germaniques et un des pontes sur la palodemographie est Jacques Dupaquier.
    Son nom est mentionne dans mes cours sur les peuples proto-germaniques et germaniques car il soutient que tant les grandes invasion des annees 400-600 ou l’invasion celte de -6000 n’ont pas modifie plus que ca le fond paleolitique deja instale.

    Son point de vu est tres interessant car il permet de comprendre pourquoi les peuples germaniques ont migres vers l’est plustot que vers l’ouest lors du changement de climat des annnes -850 – -650.

    selon lui,

    Autre exemple : le Canada français, occupé par des gens qui avaient les mêmes comportements, le même système de valeurs que le peuple français, a été peuplé par environ 5 000 personnes qui, en l’espace de 300 ans, ont produit entre neuf et onze millions d’individus (si l’on compte les Canadiens habitant actuellement les Etats-Unis).

    C’est probablement ce qui s’est passé dans le cas de la France. A l’époque du paléolithique, la population totale de la France, autant qu’on puisse l’évaluer en analysant les espaces occupés et les genres de vie, n’a jamais dû dépasser 20 000 à 50 000 personnes. Quelque chose de nouveau s’est produit à partir du 6e millénaire av. JC : de petits groupes d’hommes, porteurs de techniques nouvelles —celles de l’agriculture, de l’élevage, de la poterie et d’autres encore—, se sont infiltrés dans cet espace presque vide et se sont multipliés sur place. Les uns sont venus par la voie maritime à partir du 6 e millénaire (la Corse ayant été touchée la première), les autres sont venus par la voie continentale à partir du Danube, l’est de la France ayant été concerné à partir de 4000 av. JC. En somme le peuplement s’est fait partout par multiplication sur place et reproduction différentielle.

    Prenons l’exemple des Gaulois. J’ai dit plus haut que l’essor du peuplement de la France avait commencé vers 6000 av. JC, et qu’à partir du 43e siècle av. JC (au milieu du 5e millénaire), les techniques de l’agriculture et de l’élevage avaient gagné l’ensemble du territoire. Or la multiplication sur place a fait que, vers 2700 av. JC (c’est-à-dire à l’époque des dolmens et des menhirs), autant qu’on puisse en juger d’après les méthodes de la paléodémographie, la population de la France actuelle —je raisonne toujours dans le cadre des frontières actuelles, qui évidemment n’ont aucun sens pour l’époque— atteignait probablement déjà environ un million d’habitants. En 1800 av. JC, 900 ans plus tard, il y avait déjà, sur notre territoire, au moins quatre millions d’habitants.

    Les Gaulois n’arrivent pas d’un seul coup. Ils s’infiltrent ; ils forment de petites bandes issues de l’Europe centrale, où ils s’étaient, eux aussi, multipliés sur place au cours du millénaire précédent. Ils s’implantent successivement à partir du 8e siècle av. JC, ce sont donc des envahisseurs relativement récents. Combien étaient-ils ? Évidemment nous n’avons aucun recensement, aucun moyen de le savoir directement, mais il y a lieu de penser que le total des guerriers qui, en cinq siècles, sont entrés en Gaule, n’a pas dû dépasser 200 000 ou 300 000, c’est-à-dire qu’à la suite de la conquête, l’élément gaulois représentait probablement moins de 10% de la population ! Mais 10% qui comptaient, puisqu’ils ont réussi à imposer au vieux fond indigène de la population française la langue, les mœurs, la domination sociale et politique.

    Source Qui a peur du baptême de Clovis ?

  • A password will be emailed to you.