Post has published by Ambarequiem
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    La réduction des effectifs est un drame, celle du budget de la défense une tragédie que l’on a pas fini de payer.

    Oui, sur du court terme, on est toujours capable d’écraser n’importe quelle bande de rebelle armée, ou l’équivalent d’une division mal entrainée. Mais, les guérilla ne se battent pas à court terme, c’est sur 7 ans que les espagnol ont vaincu les armée de Napoléon, alors que l’armée avait été écrasée au premier choc. C’est sur 8 ans que les Viet Minh a chassé les français d’Indochine. C’est en 20 ans que le Nord Vietnam à réunifier le pays, en chassant les USA, rien que ça.

    La Libye est l’exemple parfait de ce que nous coute notre politique de réduction de couts. Parce que nous étions incapable d’engager un contingent de soldat de plus en Opex, nous avons choisi l’option du bombardement stratégique. La région complètement déstabilisée, personne ne contrôle les frontière, donc, toute l’Afrique qui veut émigré passe par là pour se rendre en Europe, on retrouve ces migrants sur notre sol, on doit les gérer, donc c’est engager des fonctionnaires de Police, mais aussi, des aides médicales et une solidarité, parce qu’on est pas encore totalement inhumain, et quantité de frais annexes. Parce que le flot de migrant devient trop important, on monte une opération navale qui va être couteuse, et c’est pas sûr que ce soit efficace. Parce que le flot de migrant n’est pas filtré, on laisse passer n’importe qui, donc des personnes mal intentionnées susceptibles de commettre des attentats, et vu que les effectifs sont réduits à peau de chagrin, on ne peut pas assurer la sécurité de tout le territoire, ils ont plus de chance de réussir.

    Donc, on le paye directement en terme de sécurité, et en terme financier, et tout ça fini par nous couter plus cher que le maintien d’effectifs conséquents dans l’armée.

    On le paye aussi en terme de compétence, l’armée se réduit, les possibilité d’avancement se réduisent, et de bons soldats quittent le services parce qu’ils ne peuvent pas avancer comme ils le souhaitent. La transmission des savoirs accumulé depuis des générations de traditions militaires ne se fait plus, et l’armée qui présente un turn over très important n’arrive pas à construire une force du futur pérenne, alors qu’il faudrait pouvoir théoriser sur l’emploi des nouvelles technologies.
    On vante l’armée “professionnelle”, mais sur les soldats engagés en Opex, combien ont plus d’un an d’ancienneté dans l’armée. Six mois de formation, ça ne fait pas un professionnel du combat. La France n’a pas une petite armée de professionnels, en réalité, elle se retrouve avec une petite armée de soldats assez peu formés.

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