Post has published by vauban
  • Participant
    Posts2977
    Member since: 12 avril 2012

    Certains (plus malin que toi et moi) se tuent a le dire, personne n’est parfait et les tords sont partages autant chez la police que chez notre jeunesse riante et bigaree.

    C’est décevant @PP, très décevant.
    Avec de telles possibilités et un public en partie acquis à ta cause, tu te contente d’un argumentum ad temperantiam, un sophisme du juste milieu (les tords sont partagés) entre deux thèses que tu as toi même crées.

    C’est vrai que depuis la page 1, on se contente d’une opposition confortable entre les actions des policiers et celles des «sauvageons» (bravo pour l’ensemble vague sans définition), sans jamais démontrer en quoi la dite opposition est pertinente pour comprendre les «bavures».
    Et si ces bavures émanaient de la fonction policière elle-même?

    Sachant «qu’un Etat est une communauté humaine qui revendique le monopole de l’usage légitime de la force physique sur un territoire donn黹 et que la police est un organisme de contrôle de cet Etat, usant légitimement de la violence, n’est il pas sain de se questionner sur les limites, souvent floues entre usage légitime et illégitime de la force par un agent de police.

    Je pense que l’on pourrais, par exemple, faire référence au concept de «police discrétion», «discrétion policière», tel qu’il est conçue par la sociologie anglaise, soit la capacité des policiers à pouvoir jouer avec les limites du droit du fait de leur statut, notamment sur des faits de violence durant leur service.
    Cette aptitude conduisant à une disproportion entre les faits de violences motivant une comparution devant un conseil de discipline (majoritairement des faits commis hors service) et les plaintes pour violences (majoritairement contre des policiers en service).²
    Cette «police discrétion» conduirait à un relatif sentiment d’impunité de la part des forces de l’ordre.

    Cela dit, je n’ai clairement pas toutes les clés en main pour déterminer les causes de la violence policière. J’aimerai juste qu’on évite de s’engouffrer vers les explications les plus faciles.

    ¹ Weber, la citation est très connue mais c’est toujours mieux qu’un camionneur ou Caljbeut…

    ² «L’État, une affaire de police?», Cédric Moreau de Bellaing

  • A password will be emailed to you.