Post has published by Choukinator
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    Un enfant courait dans les rues mal entretenues de la ville, il courait comme si la mort elle même le poursuivait et criait à travers la ville réveillant subitement celle ci subitement par ses cris de malheur:
    “Aristotès est mort, ses assassins seront exécutés aujourd’hui, sur la place principale !”

    Thalaphilè se préparait pour aller à la caserne et commencer son entraînement d’éphèbe, quand il entendit la nouvelle. Il ne pouvait le croire, son père, mort alors qu’il n’en savait rien ? Il réfléchit et se dit, accablé, qu’il ne l’avait pas vu aujourd’hui mais vraiment il était persuadé que c’était une affreuse erreur. Il se précipita vers la maison de son père. Il vit la porte de la chambre défoncée, le sang d’Aristotès formant au sol une sombre flaque. Talaphilè sentait ses jambes lourdes et des larmes lui montaient aux yeux, il s’agenouilla et pleura. La réalité intenable l’écrasait, remuait ses pensées, l’agitait de tristesse et de fureur. Il se remémora chaque instant de sa vie et à chaque fois son père était présent. Pouvait-il réellement envisager de rester dans cette ville, cette cité dont chaque recoin désormais lui enfoncerait une lame dans la poitrine, la lame des souvenirs enfouis ?
    Soudain, il rouvrit les yeux et un irrésistible sentiment l’envahit, mordant, prenant prise dans son esprit. Une volonté inhumaine de vengeance progressa et tout à coup à la vue du sang de son père une volonté de fer s’installa mais cette fois cette volonté était positive : il devait aller de l’avant, sa cité était en danger, son père ne devait pas être mort pour rien. Mais le désir de vengeance avait laissé planer son ombre sur l’âme de Thalaphilè…

    Violemment déterminé, il se rendit à la caserne, et le chef de la caserne lui remit la lettre qu’il avait reçus la veille à son attention. Il était écrit:
    “Mon fils, Talaphilè,
    Tu as du recevoir cette lettre un jour après ma mort.
    Soit fort, réussis ton éphébie, et deviens un personnage important de la cité, suit les traces de nos ancêtres.
    Au moment où j’écris cette lettre, je sais que ce sont les hommes de César qui vont me tuer dans quelques instants.
    Ils ont tenté de me corrompre et pour le bien de la cité, j’ai refusé. Comprends-tu ce choix ?
    Voilà l’horrible argument des légats de César, légats que je laisse probablement aux mains des premiers pour leur jugement.”

    Le commandant s’approcha de lui et dit
    Si tu veux, aujourd’hui, prends tes quartiers, et va assister a l’exécution, puisse Thanatos leur faire amèrement regretter leurs actes.

    Alors Thalaphilè sortit, se dirigeât vers la route qui mène à la place principale. Il était temps de répondre à César. A l’approche de la zone de l’exécution la foule se faisait de plus en plus dense, et bien sur comme dans chaque grand rassemblement il y avait quelques bagarres, les hoplites se chargeaient d’évacuer les protagonistes de celles-ci mais l’ambiance était tendue, tous voulaient la mort de ces perfides et soi-disant négociateurs. Puis le chef des premiers : Tothys monta les marches de l’estrade ou allait se dérouler l’exécution. Son pas était lourd, il boitait, surement sous l’importance du moment. Une fois sur l’estrade, d’une voix exténuée et désespérément triste il dit :
    « Comme vous le savez, ces vils romains ont assassiné notre bien-aimé Aristotès : puisse Rhadamantys bien le recevoir aux Champs-Elysées. Ils lui ont même trancher la tête, comme preuve de la réussite de cette immonde besogne. Je vous le dis aujourd’hui, nous devons les exécuter de la même façon et exposer leurs têtes sur les remparts et leurs corps sur les récifs !»

    A ces mots sanglants la foule devint avide de cruauté et de vengeance. Tothys leva son bras difficilement pour calmer l’assemblée et se retournant vers les romains, il dit « : Puisse votre âme errer sans pouvoir payer votre passage et ne pouvant être en paix. »
    Tothys fit signe aux hoplites de s’approcher. Ceux-ci firent mettre à genoux les romains ; il se trouvait un guerrier derrière chacun d’eux. Ils dégainèrent leurs glaives, et rapidement, après un instant de barbarie sans nom les têtes des malheureux tombèrent sur le sol. L’assistance remarqua qu’il ne restait qu’un équite en vie et se demanda pourquoi.

    Alors Tothys dit à l’équité « : Ton général veut une tête, et bien rapporte lui celle de son cousin ! ».
    Les hoplites descendirent avec l’équités, un d’entre eux tenant la tête du malheureux Sextus, ils mirent l’équité sur son cheval lui donnèrent la tête, et le laissèrent partir.
    Suite à l’exécution il y eut une réunion des premiers, Tothys ayant fut Talaphilè dans la foule, le fit venir dans la chambre des anciens, et dit «  Aujourd’hui tu va nous servir fils d’Aristotès. »

    La chambre des anciens était circulaire, et apparemment ils étaient tous présent pour la séance. Tothys se leva : «  Le meurtre des pantins de César attisera la colère du Brutii qui va recevoir un merveilleux cadeau. Pour nous protéger je propose de demander de l’aide à Pompée, il faut envoyer quelqu’un de confiance en qui nous pouvons compter. Je propose Thalaphilè lui seul, peut accomplir cette mission. »

    Un bruit parcourue l’assemblée et un vote fut fait : Hypolithès, le fils d’un des premiers et capitaine de trières de Massalia, reconnu pour sa loyauté sans bornes fut choisi. Il partit donc, rejoindre Pompée dont on disait qu’il se trouvait dans le Sud de l’Italie avec Caton, Scipion ou encore Cicéron.

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