Post has published by Ambarequiem
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    Les faits parle pourtant d’eux meme dans la vision generale, en passant de la campagne d’Italie contre un adversaire superieur en nombre et placé en defense reactive jusqu’a celle de 1814 ou il inflige des defaites inattendu grace a sa mobilité superieure, de l’emploi massif de force decisive sur un point precis destiné a lui donner l’initiative dans la campagne ou la garder tout en fixant l’ennemi sur d’autres points si necessaire dans le meme temps, dedaignant les forteresses, ou l’armée battu ( qui est l’objectif prioritaire ) ne peut plus ce maintenir et deviennent des proies une fois abandonnée.

    Pour parler de la campagne d’Italie de 1796 à 1797, les français ne sont pas à l’origine du premier mouvement, autrement dit, ce n’est pas eux qui prennent l’initiative, ce sont les autrichiens qui décident d’attaquer la brigade Pijon qui se dirige vers Gènes.

    Cervoni qui a remplacé Pijon est menacé de se faire encercler par les forces autrichiennes, notamment par Argenteau qui descend depuis Montenotte. Les français vont s’appuyer sur le retranchement du général Rampon sur les contreforts du Montelegino, qui tiendra tête à 4000 autrichiens avec 1200 hommes. Et Bonaparte va déclencher la contre offensive, il prendra Argentau par surprise, depuis plusieurs directions (Augereau et Laharpe de front et Masséna de flanc), et en le surprenant en train d’assiégé Rampon (donc avec un avantage de terrain). La division d’Argenteau est détruite, l’offensive autrichienne repoussée, et l’initiative reprise.

    Les français utiliseront cette initiative pour disjoindre les alliés, en l’occurrence, défaire les Sardes en s’assurant des petites forteresses comme Cosseria, Dego pour empêcher un retour offensif des autrichiens.

    Deuxième étape, empêcher les autrichiens de reprendre l’initiative, les surprendre en passant de Pô là où ils ne vous attendent pas, c’est menacer directement leurs lignes de ravitaillement. Beaulieu se trouve obligé de réagir, il repasse l’Adda.

    Il faut alors passer l’Adda, et on fixe une partie des forces autrichienne devant Valenza, et on tente le passage à Lodi. Les français y arrivent, alors qu’ils sont en grand désavantage numérique, et de terrain. La bataille gagnée, l’armée Autrichienne en Lombardie est détruite et on occupe Milan.

    La campagne n’est pas finie, il faut encore prendre Mantoue, clef du passage vers Vienne. Et là, les autrichiens reprennent l’initiative. Les français assiègent Mantoue, et sont sur la défensive. Ils contiendront l’armée de Wurmser par des contres attaques brutale contre des forces qui tentent de les encercler (Castiglione). Les français devront lever le siège de Mantoue pour repousser ces attaques, mais ils réussiront en maximum en utilisant la surprise (Arcole), le terrain (les nombreux cours d’eau de la région) et l’attaque depuis plusieurs direction (Rivoli).
    Au final, toutes les attaques sont repoussées, Mantoue capitule, les français s’assurent le nord de l’Italie, ils peuvent continuer vers Vienne et il veillera à s’assurer encore les forteresses comme la Palmanova. La traité de Loeben peut être négocié.

    Aussi, pour remporter une campagne, Napoléon veille à empêcher que l’ennemi puisse faire tout ce dont parle Clausewitz comme éléments d’une stratégie défensive.
    Il sépare les alliés (Cherasco), fixe les réserves pour s’assurer le passage de coupures humides (Lodi, Arcole) ou les empêche d’intervenir sur le terrain (Rivoli), il s’assure des forteresses, il a galvanisé son armée, et il s’assure la coopération de la population en se présentant en libérateur et en établissant les républiques sœur.

    L’on est supérieur que si on arrive à empêcher l’adversaire à adopter une stratégie défensive. Pour cela, Bonaparte n’utilise que trois éléments: La surprise (et la vitesse garantie la surprise), le terrain (qui lui permet de garantir la surprise), et l’attaque depuis plusieurs côté (à chaque bataille, il veille à engager l’adversaire depuis plusieurs direction). Il a seulement planifié d’empêcher l’ennemi à adopter une stratégie défensive efficace (séparation des alliés, libération de l’Italie, prise des forteresses). La bataille n’est qu’un moment où l’on doit soit continuer à avancer, soit changer de route.

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