Post has published by Ambarequiem
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    Qu’importe alors l’etirement des communications quand le vainqueur a definitivement imposé son initiative en debut de campagne, ce qui est le but recherché.
    Et le defenseur doit d’abord ceder du terrain, ce preparer a perdre des villes importantes, voir une partie de la population passer sous le controle de l’ennemi, voir sa capitale menacé, le moral ennemi renforcé, le sien subir une baisse plus ou moins importante, avant d’etre pret selon lui.

    Clausewitz, a fait l’erreur de penser que 3 parametres seulement agissent au niveau tactique, outre la surprise, l’avantage du terrain et l’attaque sur plusieurs cotés, il faut compter a terme avec la bataille strategique planifié a l’avance qui est activement recherché par l’adversaire au plus tot mise en action, et amene au niveau bataille la decision strategique qui devient le tournant decisif de la campagne par des manoeuvres au depart offensives, ce que ne donnerait pas la posture defensive en premier lieu.

    Pourtant, une campagne défensive où les principes de Clausewitz sont appliqués de la manière la plus exacte te prouve le contraire!

    En effet, parmi les personnes ayant le plus étudié Clausewitz, nous trouvons les généraux français de la fin du XIXe siècle, et du début du XXe. Et Joffre au premier plan de tous ces généraux, il me semble qu’il a publié un commentaire de ces écrits.

    Et ces généraux mèneront une campagne défensive qu’ils n’ont absolument pas planifié contre des forces allemandes qui eux ont planifié leur mouvement offensif de longue date et cherchent une guerre éclair et la chute rapide de l’ennemi. Cette campagne qui est la grande retraite de 1914, avec comme point d’orgue la bataille de la Marne est un modèle du genre.

    Après la bataille des frontières et la défaite de l’armée française dans les Ardennes, ainsi que l’échec des offensives françaises en Alsace et en Lorraine, il semble que l’armée allemande qui applique le plan Shlieffen a définitivement pris l’initiative sur des armées alliées éparpillées et les allemands progresseront très rapidement. Elle imposera la retraite à l’armée française très en profondeur dans son territoire, des villes importantes seront perdues, la capitale sera menacée directement. Et pourtant, les français stoppent l’offensive et reprennent l’initiative stratégique.

    Les principes de Clausewitz seront très exactement appliqués à cette retraite. Les français se replieront en s’appuyant sur des forteresses, notamment Anvers, Maubeuge et Verdun. Anvers et Maubeuge constitueront des points de fixation qui distrairont des troupes allemandes de la progression principale. Les armée en retraite mènerons des contre-attaque contre les forces allemandes à Guise et à Saint Quentin.
    Et lorsque l’on arrivera à rassembler les trois paramètres tactiques qui sont le terrain, la surprise et l’attaque de plusieurs côté, les français lanceront la contre attaque qui leur permettra de reprendre l’initiative.

    En effet, sur la Marne avec l’arrivée sur une coupure humide, les français ont l’avantage du terrain, ils créeront la surprise en déplaçant rapidement des troupes, et cela leur permettra une attaque sur plusieurs côté à la fois.

    Cette attaque désorganise suffisamment les allemands pour permettre l’infiltration de force à plusieurs endroits entre des armées allemandes (infiltration de la 5e division de cavalerie et de la Ve armée française). Ces infiltrations font peser une menace sur l’étirement extrême des axes de communications (et la forteresse de Maubeuge qui tient encore un nœud de communication important) ce qui fait craindre l’anéantissement aux allemands et provoque la retraite.

    Et au niveau plus stratégique, cette opération se trouve aussi coordonnée, en effet, les russes vont lancer en avance sur toutes les prévisions de mobilisation une offensive qui forcera les allemands à rediriger des forces à l’est. Les Belges tenteront des sorties de la place forte d’Anvers qui retiendront l’attention des allemands, et les britannique suborneront complètement leurs troupes au commandement français.

    Ainsi, on regroupera tous les moyens de défense au niveau stratégique:
    – les réserves qui seront déployées et engagées à bon escient,
    – les forteresses qui remplieront leur rôle de point de fixation
    – le peuple qui malgré la défection du gouvernement ne se laissera pas aller à la panique et tiendra bon
    – Le soulèvement national avec une mobilisation bien menée, et qui rencontrera assez peu d’opposition, ainsi que l’apparition assez rapide de partisans sur les arrières allemands
    – les alliés avec lesquels on coordonnera opportunément des actions

    Et on attendra la bonne situation tactique, ce qui permettra de reprendre l’initiative qui restera par la suite dans le camps des alliés.
    Même une posture défensive forcée permet de prendre le pas sur une offensive planifiée de longue date du moment que l’on respecte les principe de Clausewitz, donc, il a tout à fait raison de dire que la défense est supérieure.

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