Post has published by cuirassier
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    En fait, Clausewitz utilise a son compte toute la strategie et tactique de Napoleon, ce qui n’avait pas été precisé, et faisait alors la faiblesse de son systeme, defense reactive et offensive eclair appuyé de fortifications à l’avant et à l’arriere et le presenter comme un systeme nouveau.

    C’est du Napoleon 1813 en gros, il le lui a repris la methode, car il n’y a qu’a voir cette campagne pour en etre convaincu, il n’a fait que copier et porter aux maximum ses effets défensifs et aller jusqu’au terrain de bataille defensif ideal.

    Tel quel, comprenant tous ses aspects désormais, la defense reactive est plus forte que l’offensive seule.

    @nathan pour le coup je trouve que réduire Clausewitz à un copieur de Napoléon est sévère et même injuste.
    Clausewitz n’a jamais eu la prétention de faire quelque chose de nouveau ainsi il dit :
    « Nous ne pouvons-nous empêcher de remarquer que ce chapitre plus que tout autre de notre ouvrage précise que notre objet n’est pas d’établir de nouveaux principes et de nouvelles méthodes de conduite de la guerre, mais simplement d’examiner comment les choses se sont toujours produites dans leur connexion la plus intime, en réduisant celles-ci à leurs éléments les plus simples. »

    De plus ses sources sont variées et ne se limitent pas à son étude des campagnes napoléoniennes, il cite par exemple bien plus souvent Frédéric le Grand que Napoléon. Selon la revue Guerre et Histoire on a révélé de nombreux auteurs lui servant de sources : Montecuccoli, Feuquière, Santa Cruz, Folard, Maurice de Saxe, Puységur etc etc…Et puis il y a tout simplement son expérience personnelle.

    Son ouvrage « De la Guerre » est donc une description de qu’est-ce que la guerre. Son étude fut à sa sortie certainement l’une des plus fines que l’Occident est connue depuis des siècles. Grâce à lui nous avons eu un nouvel éclairage sur des notions tels que la stratégie, la tactique, le brouillard de guerre, la friction, la dialectique, le point culminant, les centres de gravités, l’ascension aux extrêmes, le génie guerrier, les forces morales etc… Et surtout il a remis la guerre à sa place, c’est à dire un outil au service du politique avec sa fameuse phrase « la guerre est la continuité de la politique par d’autres moyens ».
    Je pense ni plus ni moins que « De la Guerre » est l’une des œuvres littéraires majeures de l’Humanité alors même qu’elle n’est pas achevée.

    Je suis assez dubitatif sur ces préceptes: des préceptes de défense stratégique et/ou tactique, pour moi, ne s’appliquent qu’à une période donnée.
    La stratégie est en effet marqué par certains buts, politiques, idéologiques, et certaines nécessités de ressources humaines ou matérielles à conquérir ou à défendre selon les pays, qui font qu’espérer appliquer une doctrine définie en général est impossible. Il y a des contingences qui l’empêcheront.
    De même en tactique, l’évolution des armes et le climat jouent sur l’attitude à adopter. Souvent, une même arme évolue au cours de l’histoire en faveur de la défense ou de l’attaque. c’est le cas tout particulièrement de l’appui feu (artillerie et aviation).

    Ho mon Dieu je pense que Clausewitz vient de faire 3 tours dans sa tombe !
    C’est certain que des détails de son œuvre ont vieillis, on peut dire cela pour tous les traités de stratégies. En fait ce qu’il faut retenir de lui, comme avec Sun Tzu par exemple, ce n’est pas forcément les détails mais la méthode de réflexion de ces stratégiques.
    De même s’il y a bien un stratégiste qui a rappelé que la stratégie est soumise aux buts fixés par le politique et par les contingences c’est bien Clausewitz !
    Par exemple quand il dit que la défense est supérieure à l’attaque il rappelle que ce n’est vrai que si un certain nombre de paramètres sont vérifiés ; notamment l’égalité d’efficacité entre les armées belligérantes. Si une armée est bien plus forte que son adversaire, comme c’était le cas avec Napoléon, l’avantage de certaines formes de défense s’envole.

    Il ne cherche strictement pas à établir des préceptes et principes immuables et d’ailleurs il est extrêmement sévère contre ceux qui tentent de faire de la guerre une sorte de problème mathématique ou géométrique comme von Bulow et dans une moindre mesure contre Jomini.
    Pour lui la guerre fonctionne de manière dialectique ; chaque action entraine une réaction. Donc on ne peut appliquer des principes absolus car à un certain moment l’ennemi trouvera une parade, ou alors telle tactique ne fonctionnera pas dans tel contexte alors qu’elle avait fonctionné ailleurs. Il faut donc en permanence s’adapter (réagir).

    Fuller reprendra l’idée de Clausewitz pour faire sa : loi du facteur tactique constant : qui fait qu’à l’apparition de tout nouvel armement est forcément suivie d’une réponse qui annule l’avantage acquis par ce nouvel armement.
    Par exemple à la fin du 19ème siècle l’augmentation de la puissance de l’artillerie renforce la défense, mais l’apparition du char permet de reprendre l’offensive et en réaction des armes antichars se mettent à profiler etc etc…

    Comparaison n'est pas raison.

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