Post has published by Ambarequiem
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    1) Le barbare était-il seul à agir ou avait-il des complices dans l’ombre ?

    Pour l’instant, il semble que le criminel ait agi seul. Cinq personnes de son entourage étaient mise en garde à vue pour explorer la piste des complicités, pour l’instant, pas de mise en examen.

    2) Le fait que l’attaque se produise à Nice correspond-il à un objectif pré-établi ? En d’autres termes, est-ce que le choix de la ville a été motivé par l’improvisation (le terroriste reste là où il vivait) ou par une logique précise (ville très touristique, région déjà portée par des votes d’extrême droite, proximité de la frontière italienne) ??

    Malgré la revendication de Daesh, le lien avec l’organisation terroriste est ténu (en l’attente de la mise à jour de complicité et de la revendication claire du criminel d’une allégeance à Daesh). Rien de planifié, le crime relève du passage à l’acte d’un déséquilibré sans aucune revendicationet identification préalable au terrorisme. Reste le mode opératoire, repris de la prose de Daesh, mais est-ce suffisant pour en faire un terroriste?

    3) Cet attentat remet-il définitivement en question l’efficacité du plan Sentinelle et de l’état d’urgence ou s’agit-il d’une “erreur de parcours” ?

    Sentinelle ne sert principalement qu’à faire perdre du temps aux soldats français, et à rassurer la population. L’effet dissuasif du dispositif est nul, son effet sur un attentat l’est tout autant, le 13 novembre les soldats de sentinelle sur place n’ont pas pu engager les terroristes, pas d’ordres pour ça. Sentinelle est à remettre en cause d’urgence : soit on décrète que la sécurité de la population relève essentiellement des force de l’ordre et on leur donne le matériel pour agir, soit on utilise les militaires et on leur donne le cadre pour agir. Mais, des policiers et gendarmes sans matériel, et des soldats sans ordres ne servent pas à grand chose au final.
    Ce qui pose question c’est aussi la nature des dispositifs de protections des foules. Les menaces sont présentées par Daesh, et comme il vaut mieux prévenir que guérir, les forces de l’ordre auraient du avoir un dispositif de sécurité permettant déjà de faire face à toutes les menaces énoncées. Ce n’était pas le cas, à Nice comme dans un grand nombre de villes. Nous sommes en état d’urgence au niveau national, donc il y a eu des manquements dans ‘organisation de la protection des populations, c’est certain, il s’agit de les identifier et d’y remédier.

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