Post has published by Ambarequiem
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Il me semble que malgré ce que l’on pense, le cimeterre est encore assez confidentiel lors des croisades, il est amené vers au XIIIe siècle par les turcs Seldjoukides, la période d’expansion de ce type d’armes est vers le XVIe siècle. Donc, il me semble que pendant les croisades, les orientaux utilisent en majorité des lames droites, surtout les Égyptiens. Voici un exemple d’épées Égyptienne des XIIIe et XIVe siècle:

https://histoireislamique.files.wordpress.com/2014/10/acpi_12-abbassides.jpg

On est donc au tout début du développement des cimeterres à la fin des croisades, je doute qu’il y ai eu beaucoup de rencontres entre ces armes et la maille des croisés.

Il ne me semble pas que les Musulmans aient eu à rougir de leurs armures par rapport aux occidentaux. Dans Estoire de la guerre Sainte Ambroise nous dit que les musulmans ont: “de belles armures, fortes, légères et sûres”. De manière générale, les haubert jazzeran (des hauberts avec du tissus matelassé sur le dessus), et les gazigangs: les gambisons des musulmans sont assez recherchés par les croisés, parce qu’ils protègent le soldat croisé de la déshydratation. De même, la nécessité de se protéger de la chaleur et des pluies diluviennes, les croisés vont adopter des cottes d’armes et les housses de cheval, qui sont des éléments d’équipement encore largement confidentiel en occident à l’époque. Et ces protections seront aussi efficaces contre les flèches, elles sont utilisés dans ce sens par les cavaliers lourds musulmans et mongols depuis des siècle en remplacement des lourds cataphractes de l’antiquité. Avec la housse de cheval viendra aussi l’emploi du chanfrin et de la picière, c’est le début de la barde pour cheval.
Pour faire face aux flèches, les occidentaux vont aussi adopter des éléments en cuir comme des plastrons sous la maille, ou ils doubleront la maille sur les parties vitales. Ce qui donnera une impression d’invulnérabilité des francs qui lors de certaines batailles seront transformés en pelotes d’épingle mobiles.

Les croisés ramèneront d’orient l’emploi de la masse, en effet, ils seront prit en défaut par cette arme meurtrière malgré les cotte de maille, et les turques l’utilisent abondamment. Il en sortira les troupes de massier qui seront les gardes du corps des rois de Philippe Auguste et de ces suivants et il sauveront la mise à l’aile gauche française à Bouvines (c’est quasiment la première unité militaire permanente du royaume de France). Et on cherchera à se protéger contre les coups de masse en adoptant le heaume ogival et les plaques en métal sur les clavicules, c’est le début de l’armure de plaque.

Au niveau de la cavalerie, les croisés ramèneront d’orients des chevaux qui apporteront un sang nouveaux à la cavalerie.

Les croisades voient aussi l’apparition des uniformes pour reconnaitre les combattant entre des armées qui peuvent être immenses.

Face au combattants légers et polyvalents des musulmans, les francs vont développer la collaboration inter-arme: ils vont développer des formations combinant cavaliers et fantassins. L’infanterie se place en carré, piquiers avec bouclier et cotte de maille au premier rang, arbalétriers avec valets pour recharger et archers derrière, et les cavaliers qui attendent au centre que l’ennemi soit assez prêt pour pouvoir charger. Ça évite de s’épuiser en charge qui n’aboutissent pas face à des cavaliers insaisissables. Les croisés vont chercher à vaincre les Musulmans en un seul choc décisif plutôt qu’en combats s’éternisant toute une journée.

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