Post has published by Boby_nadeau
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En ce qui a trait au vouvoiment, je vous permet bien de me tutoyer, seulement si vous me permettez de vous vouvoyer ! 😉 Comprenez, saganami, que cette forme d’expression m’est affectionnée, non par arbitrarité, mais par habitude. Aussi, comme il s’agit d’un débat, je tiens à défendre ma position, qui prône l’argument conjectural psychanalytique. J’entend par contre modifier et développer cette dite position, si contraintes l’exigent, et tenter de comprendre la votre.

Non, je me suis mal expliqué…
Mon message était plus là pour tordre le cou à cette idée naïve selon laquelle l’Homme n’est à l’origine qu’une brute épaisse issue de l’évolution. En ce sens j’ai décrit comment l’évolution sélectionne les espèces agressives, mais aussi les espèces altruistes. Hors, l’homme possède les deux.

Sur ce point, l’on s’entend bien; non pas que j’y eusse déjà pensée, mais que votre rhétorique m’eut convaincu.

J’aime votre argumentation à caractère sociologique. J’ai même quelque présomption selon laquelle vous êtes un sociologue, ou bien un bon autodidacte bien ferré en sociologie. Suis-je juste de conjecturer ainsi ? Mais tel n’est pas le sujet à débattre…

Quand à l’approche psychologique que vous proposez, elle est intéressante, mais elle souffre d’un des défaut inhérent à la psychologie (particulièrement l’approche psychanalyste) : tout ce qui est du ressort de la pensée n’est pas à mettre sur le même plan de complexité.

Je ne pense pas comprendre cette notion de “plan de complexité”.

Aussi, afin de parfaire la disposition de mon argument à caractère psychanalytique, il est bon de rappeller que la psychanalyse est une science positiviste, et non un système philosophique. Ainsi, la psychanalyse, ou bien dirais-je, afin d’être plus “juste”, la métapsychologie, n’est pas du ressort de la “pensée”, tel que vous l’eûtes affirmé, mais bien de “l’expérience”. Pour vous en convaincre, prenez en concidération que Freud était neurologue de formation, et qu’il cotoyait, ses études durant, Ernst Brücke, le fondateur de la discipline physiologique. De plus, il sa théorie s’inspire -je ne m’attarderai pas à le démontrer- des théorie positiviste d'Émil du Bois-Reymond et de Fleischl von Marxow.

D’ailleurs du point de vue biologique, l’absence de déplaisir n’est pas plaisir, puisqu’il s’agit d’un jeu complexe de neurotransmetteur qui provoque ces émotions).

Je comprend que vous entendez, en votre conception, que le plaisir et le déplaisir sont des émotions. Or, en ma conception, le plaisir est l’absence de tension psychique à l’intérieur de l’appareil psychique (N.B: une pulsion est une tension psychique). Le déplaisir est la présence d’une telle tension au sein de l’appareil psychique.

Pour répondre à la question, je ne pense pas que la guerre soit un exutoire autorisé par la société pour ceux qui ont une pulsion agressive trop importante. Certain font la guerre sans passion et sans haine, même si la guerre les changent parfois en autre chose.

Enfin, pour répondre à la question, je me doit de réaffirmer ma thèse en termes plus claires. Je pense que la guerre est une conséquence de la dualité Éros-Thanathos. (veillez-bien préciser votre notion de “plan de complexité”, qui pourrait bien démentir le “thanatos”, enlevant dès lors à ma thèse de sa crédibilité). En effet, l’homme cherche à “entretenir une relation avec l’ennemie” (lier=>Eros), comme le disait monsieur Journet, tout en déchargeant Thanatos, ne pouvant le décharger sur son propre groupe social (cf. principe de réalité -psychanalyse).

J’espère avoir bien compris votre thèse,

Boby_nadeau.

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