Post has published by Seïki Genda
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    Outre les ballots couverts d’aluminium, les Anglais ont massivement employé le largage de bandes d’aluminium de qq centimètres de largeur qui, lâchées depuis des bombardiers, se dispersaient sous l’effet du vent et formaient de véritables nuages. Ces dits nuages avaient le grand avantage sur les ballots de rester très longtemps en l’air car le bandes ne pesaient que 2 ou 3 grammes chacune.
    Ainsi avec 2 ou 3 bombardiers l’ISA (l’agence spéciale de contre-espionnage de l’UK, dont venait l’idée) parvenait à simuler la présence de grosses formations aérienne (du moins c’est ce que percevaient les radars Allemands).
    Pour la marine, l’ISA a imaginé un système similaire : des ballons DCA enduits de zinc et gardés à basse altitude qui possédaient la même signature qu’un croiseur lourd sur les radars.
    Ces 2 techniques ont été surtout employées lors du débarquement de normandie : bombardiers et mouilleurs de mines ont été dispersés tout le long des côtes Françaises pour faire apparaître sur les radars Allemands des dizaines de formations et d’escadres; ce qui a totalement perdu les Allemands et a bien aidé le débarquement.

    Pour continuer dans la lignée des tactiques de ce style on pourrait citer Erwin Rommel qui camouflait ses camions en chars et ses chars en camions pour surprendre les Anglais, ou encore Wavell qui, n’arrivant pas à vaincre Rommel en bataille rangée, fit construire un pipe-line sur 240 km afin de faire croire à une attaque depuis l’intérieure des terres avant d’attaquer par la côte…
    Mais ma préférée reste celle de Dover :
    Bien que la Luftwaffe ait perdue la bataille d’Angleterre, les bombardements de nuit n’ont pas cessés entre 1940 et 1944 et ceux-ci, visant les aérodromes, ont bien faillis avoir raison de la RAF. C’est à nouveau l’ISA qui a trouvé la solution en construisant un peu partout en G-B des aérodromes que ses agents animaient de nuit, et qui ne contenaient que des leurres, alors que les vrais aérodromes étaient maintenus dans le noir et le silence absolus. Ceci permettait donc de dérouter les bombardiers Allemands sur les faux aérodromes, laissant intactes les pistes et appareils de la RAF.
    En 1944, en vue du débarquement, les Anglo-Américains doivent réunir une immense flotte dans les ports de la Manche, et ceux-ci s’imaginent bien que les Allemands ne vont pas les laisser faire. Reprenant le système qui avait si bien marché pour protéger les avions, l’ISA l’applique pour protéger les bateaux : ils construisent à qq km de Douvres (port où se rassemble la quasi-totalité des navires participant au débarquement) un immense port, avec citernes (en carton), grues (en bois) et y entassent des centaines de navires (toiles de caoutchouc maintenues par des armatures de bois), bref tout ce qu’il faut pour rendre ce port crédible 🙂 .
    Et le pire c’est que ça a marché : pendant deux mois, chaque nuit, les bombardiers venaient déverser des tonnes de bombes sur le “nouveau” port, que les équipes de l’ISA venaient réparer sans cesse tous les matins, permettant à la flotte de se rassembler à Douvres, à à peine qq km 😆 .

    Celui qui ignore son histoire est condamné à la revivre

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