Post has published by Solduros_390
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    Les deux empires ne pouvaient pas se détruire complétement. En fait, pour les latins, les monts Zagros représentaient le point le plus lointain qu’ils pouvaient espérer atteindre voir à la limite annexer, mais cela aurait été très compliqué de conserver ces nouvelles terres. Le centre de l’empire se trouvait à Rome puis il fut dupliqué à Byzance. Mais même à ce moment-là la distance restait trop importante et la Mésopotamie trop éloignée des points névralgiques de l’empire; n’oublions pas les menaces des Germains et des cousins Sarmates des Parthes. Et pour rappel, les Zagros constituèrent assez longtemps une frontière de l’empire séleucide face aux mêmes Parthes et les Macédoniens purent lancer des opérations dans les satrapies supérieures parce qu’ils contrôlaient encore ces montagnes. Et on voit quelles difficultés ils eurent à tenir ces régions.

    Et on peut appliquer le même raisonnement pour les Iraniens. Il est logique qu’ils s’emparent de la Mésopotamie et qu’ils vassalisent l’Arménie. En ce qui concerne les conquêtes par contre c’est un peu plus délicat. Contrôler la Syrie et la Phénicie ne serait pas aberrant de leur part, mais pour se faire, ils doivent être prêts à une guerre de longue haleine face aux aigles romaines. Car s’emparer de la Palestine reviendrait à couper l’empire ennemi en deux, ce que ce dernier ne peut pas se permettre. Et les Parthes aussi avaient leurs soucis du côté de leurs cousins des steppes qui pouvaient les menacer à tout moment. A mon avis, les monts Tauros seraient une frontière naturelle et plausible pour les Parthes, car on n’est plus à l’époque achéménide où 5 royaumes contrôlaient un territoire de l’Egée à la Médie. L’empire romain avait trop de ressources comparées à celles des Arsacides pour reculer plus qu’en amont de la Cilicie, si tout avait souri dans le même temps aux Iraniens.

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