Post has published by Maxsilv
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Quand on étudie le sac de Rome de 410 (qui marque beaucoup plus ses contemporains que la destitution du dernier empereur d’Occident), on comprend combien la frontière de la romanité avec les chefs « barbares » (pour le gros de la troupe elle est plus marquée) qui déferlent sur l’Empire est mince par rapport à la vision stéréotypée qu’on a trop souvent en tête. En effet, si la conquête est parfois violente (mais quid de la guerre des Gaules ?) Alaric n’effectue pas un pillage immodéré, puisque, s’il se comporte en fait comme tout général victorieux, il impose à ses troupes de ne pas s’en prendre aux églises. D’ailleurs, la permanence de la structure ecclésiastique constitue un élément majeur de continuité avec un empire dont le fonctionnement se déréglait depuis longtemps.
Si une civilisation chute avec Rome (encore que ce terme n’est pas le mieux approprié, dans la mesure où il induit une hiérarchisation des sociétés humaines), ce n’est en rien la fin de la civilisation.

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