Post has published by Darfish
  • Participant
    Posts1103
    Member since: 14 mars 2013

    Salut !
    Je vais tenter de répondre à tes questions depuis mon point de vue on ne peut plus subjectif de militant, libre à ceux qui me liront de me corriger.
    Candidat par candidat, de droite à gauche, en ne comptant que ceux crédité d’au moins 10%.

    Marine Le Pen, Front National (FN).
    Députée Européene et créditée d’entre 20 et 25% d’intention de vote, elle se revendique patriote.
    Au programme, sortie de l’Europe et de tout ce qui va avec, Euro compris. Ou pas. Enfin ça dépend du jour. On sait pas trop. Elle veut mettre en place un protectionnisme aux frontière nationales et de façon générale, “donner la priorité aux français”, notamment avec une mesure qui a fait pas mal de bruit ces derniers temps : la taxation supplémentaire du travail des non-français et le non remboursement des soins médicaux durant les 2 premières années que ceux-ci passeront sur le territoire. Retour à la retraite à 60 ans. En fait, non. En fait si. Ca dépend de son humeur il parait. Elle est assez populaire auprès des classes ouvrières dégoutées de la politique dite “classique” et bien contentes de trouver un bouc émissaire tout trouvé : les musulmans et les immigrés.
    A noté qu’elle est confrontée à quelques affaires de comptes de campagne truqués, d’emplois fictifs (sanctionné par le parlement européen à hauteur de 300 000€ qu’elle doit rembourser) et ainsi que mise en examen pour avoir diffusé des image de Daesh.

    François Fillion, Les Républicains (LR – ex-UMP).
    Député à l’Assemblée Nationale, ex-1er ministre sous Sarkozy et crédité d’environ 20%, bien que sa futur mise en examen pour emploi fictifs (le 15/03) risque de le faire descendre, s’il n’est pas déjà descendu.
    Globalement, il est assez proche de Le Pen, exepté sur le niveau économique où il fait dans le libéralisme pûr : recul de la retraite de 62 à 65 ans, suppression quasi-totale de la sécurité sociale, suppression de 500 000 fonctionnaires (ni dans la police, ni dans la santé selon ses dires), baisse des dépenses publiques de 110 milliards, suppression de l’impôt sur la fortune, réduction de la taxation des entreprises, hausse de la TVA, etc.
    Après l’annonce de sa mise en examen et la désertion de 280 députés le soutenant, il a effectué aujourd’hui même un “virage populiste” (pour citer certains journaux), se rapprochant par le fait même de la ligne du FN.

    Emmanuel Macron, En Marche !
    Ex-ministre de l’économie sous Hollande, crédité d’environ 20% d’intention de vote.
    Il se présente comme étant “ni de gauche, ni de droite”, même si pour beaucoup, on comprend “ni de droite, ni de droite”.
    Ultra libéral, comme Fillon, avec 50 milliards de réduction de la dépense publique, recul de la retraite à points (proche de celle des USA si j’ai bien compris), suppression partielle de la sécurité sociale, suppression de 120 000 fonctionnaires, privatisations…
    Il propose également certaines mesures dites “de gauche” comme la suppression de la taxe habitation pour 80% des ménages. Ce coût sera selon lui payé “par l’Etat”, comprendre en sous-texte : “la suppression de la taxe habitation sera payé par une hausse de l’impôt sur le revenu”
    Il est assez critiqué par ses opposants car essentiellement financé par des banquiers et des industriels (eh oui, il n’a pas de parti mais fait des chauds à l’américaine). Il est nottament assez connu pour dire “Je suis socialiste !” “Je ne suis pas de gauche.” “Pourquoi je suis de gauche ? Je vais vous dire pourquoi je suis de gauche.” “Je suis ni de droite, ni de gauche.”

    Benoît Hamon, Parti Socialiste (PS)
    Député à l’Assemblée Nationale et ex-ministre de l’Education sous Hollande, il est cridité d’entre 10 et 15% selon les sondages.
    C’est le vainqueur de la primaire du parti du président sortant, mais affiche pourtant une rupture claire avec la politique Hollande-Valls (c’est un opposant : il a quitté le gouvernement pour devenir un frondeur en 2014). Au menu : revenu universel (aucune réelle précision sur sa nature ceci-dit), écologie, sortie partielle du nucléaire, abrogation partielle de la loi El Khomri (celle ayant été passée de force avec six 49.3 par Valls en 2015) et 6e République (là aussi, aucune précision). Il est aussi pro-Europe, comme Fillon et Macron.
    Cependant, il subi une pression énorme de la part de son parti où la majorité des cadre soutiennent encore Valls et sa politique centriste, bien que celui ait été défait lors de la primaire.

    Jean-Luc Mélanchon, France Insoumise (FI)
    Bon, je le dis tout de suite si ce n’était pas encore assez claire, mais c’est mon petit chouchou, alors c’est celui que je vais le plus détaillé puisque c’est celui que je connais le mieux.
    Député européen et ancien ministre sous Jospin (2000-2002), il est crédité, selon les sondages d’entre 18 et 10% (il y a une énorme différence selon les coefficients correcteurs appliqués).
    Il peut se vanter, alors que certains autres candidats n’ont toujours pas de programme, avoir un programme clair et construit déjà depuis plusieurs mois.
    Il se veut assez révolutionnaire et à contre-courant. Il tient en quelques 350-400 propositions qui peuvent être résumées quelques axes principaux :

    1. Mise en place d’une 6e république avec une nouvelle assemblée constituante élue et tirée au sort
    2. Partage des richesses : nouvelles tranches d’impots, lutte contre l’exil fiscal, hausse des salires, etc.
    3. Relance de l’économie par des investissements publiques
    4. Sortie du nucléaire, écologie et agriculture biologique
    5. Modification des traités européens (avec sortie de l’Europe en dernier recours), avec un refus catégorique de l’Europe de la Défense.
    6. Progrès sociaux : retour à la retraite à 60 ans, sécurité sociale universelle, lutte pour les égalités (des minorités aussi bien que des femmes)
    7. Sortie de l’OTAN et éventuellement création d’une alliance neutre avec d’autres pays partageant son idéal sur le plan international (càd: respect de l’environnement, des personnes et de la paix)

    Voilà, en espérant avoir aidé. Ce qu’il faut comprendre, c’est que, d’après les promesses de campagnes, seul Benoit Hamon semble proposer un semblant de statut-quo, et encore, ce n’est pas certain.

    Edit :
    @gameplayeur13 : Je dois corriger certains de tes propos :
    – Le PS de Hollande et de Valls n’a de gauche que de nom. Dois-je argumenter là dessus ?
    – Hamon (PS) se pose véritablement en rupture avec Hollade-Valls (cf ci dessus)
    – Fillon (UMP-LR) est très, très à droite, aussi bien au niveau économique que social. Hollande est communiste à coté de lui.
    – Macron aussi incarne un véritable changement, vers toujours plus de libéralisation, d’uberisation et autres joyeusetés. Il n’est pas le pantin des Rothschild pour rien.
    – Je suis d’accord avec toi pour Le Pen, même si ta description est largement romancée et oublie tout l’aspect stigmatisation des minorités.
    – Pour la politique extérieure, je te conseille de lire plus haut mon paragraphe sur Mélanchon, qui va bien plus loin que le FN dans la rupture sur le plan international.
    – Ok pour les sondages, mais tu oublies de préciser qu’elle est donnée perdante dans 100% des cas au second tour. Seul un 2nd tour Mélanchon-Le Pen lui donne une chance.
    – Je te conseille de t’intéresser à tous. Tu verras que Le Pen n’est pas forcément la plus intéressante, ni la plus crédible (cf : multiples retournement de positions et magouilles financières)

  • A password will be emailed to you.