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    Bonjour à tous chers lecteurs !

    Grosse refonte de la Bataille de la Mer des Philippines.

    Avant édition du message originel, je poste ici la nouvelle mouture de l’affrontement.

    Bonne lecture

    Dans le Pacifique, déclenchement de l’Opération Forager, l’invasion des Îles Mariannes. Elle doit permettre non seulement de s’approcher encore plus du Japon, mais aussi, dans un avenir proche, de fournir la base qui permettra aux B-29 de frapper directement le Japon.

    Georges Louis Nicolas Blaison, capitaine du « Requin », un sous-marin français de classe Balao, construit par les Américains, participe à la bataille. Il doit avec son bâtiment repérer et, si possible, attaquer l’Armada japonaise si elle tente cette fois de s’opposer à l’assaut américain. C’est dans cette optique que plusieurs sous-marins alliés ont été positionnés en Mer des Philippines, sur les différents axes de progression possibles de la Flotte impériale japonaise.

    Tandis que le Capitaine du sous-marin français traquait l’ennemi, Saipan, cible du premier assaut amphibie de l’invasion, était le théâtre de rudes combats au sol mais l’aviation japonaise n’était pas encore apparue une seule fois dans le ciel de l’archipel. Cependant, Spruance, Amiral commandant la Vème Flotte US en charge de l’invasion savait, du fait que les codes secrets japonais avaient été percés, que l’ennemi avait sciemment évacué son aviation des Mariannes, où elle aurait été trop exposée mais l’avait rassemblé en une importante force aérienne à Iwo-Jima et Chichi-Jima dans l’archipel des Bonin au nord.

    Les Américains sachant que la « Flotte combinée » japonaise, commandée par l’Amiral Tamon Yamaguchi, successeur désigné de Yamamoto, mettrait plusieurs jours à arriver suffisamment prêt de la Flotte alliée pour pouvoir envoyer ses appareils au contact, envoyèrent 1 petite force attaquer l’archipel des Bonin.

    Le raid allié sur les bases terrestres de l’aviation japonaise fut une cruelle surprise pour les Japonais. Ceux-ci subirent de lourdes pertes (nombre d’appareils étant détruits au sol) en en infligeant que de légères en retour aux Américains.

    Mais la bataille ne faisait que commencer…

    Au sol, ce n’est qu’au prix de lourdes pertes (2000 morts en 3 jours) que les Américains parviennent à refouler les Japonais vers l’intérieur de l’île, Japonais qui savaient que la Flotte de Yamaguchi arriverait bientôt et écraserait à coup sûr les Alliés !

    Nagumo, le lieutenant de Yamaguchi, qui commandait en personne la Flotte nippone comme toujours, était confiant. Les premiers rapports sur les aviateurs étaient positifs. Non seulement ils étaient motivés (mais un seul soldat japonais ne l’était-il pas ?…) mais étaient également relativement prêts grâce à l’apport de l’expérience des vétérans retirés du Front pour les former. De plus, les nouveaux modèles d’avions leurs avaient été livrés. Bref, le désastre d’Iwo Jima ne le perturbait pas outre mesure.

    Mais ce que l’Amiral nippon ne soupçonnait pas, c’est qu’il était désormais la proie d’un « Requin », en l’occurrence le vaisseau du Capitaine Blaison, passé expert dans l’art de dénicher et d’envoyer les navires japonais au fond du Pacifique…

    Le « Requin » poursuivait la Flotte de Yamaguchi depuis plusieurs heures. Blaison et ses seconds avaient déjà transmis la position des Japonais à Spruance et à Nimitz. Un autre sous-marin, américain cette fois, venait de rejoindre la zone quand la vigie du sous-marin français repéra que la Flotte nippone venait brusquement de virer de bord en plein dans la direction du « Requin ».

    « La fête peut commencer » dit avec un sourire maléfique le Capitaine français.

    En effet, les Nippons, voulant se placer en position idéale pour faire décoller leur escadrille, allaient placer involontairement son sous-marin en plein centre de leur dispositif, à un endroit parfait pour attaquer le Zuikaku, le Porte-avion, vétéran de Pearl Harbor, servant désormais de vaisseau-amiral à Nagumo.

    Blaison plonge en profondeur pour ne pas être repéré et grâce à ses détecteurs acoustiques, sait à quel moment remonter en immersion périscopique.

    Déployant son périscope, le Français voit apparaître le Zuikaku, décoche une salve de torpille dans sa direction et replonge immédiatement pour échapper à la fureur de destroyers.

    Ce n’est donc qu’à travers les sons amplifiés par l’océan que l’équipage du « Requin » put « assister » à la mort du Porte-avion japonais.

    Grâce à la grande expérience des hommes à son bord, le sous-marin parvînt à échapper à la contre-attaque nippone.

    Les Japonais furent de prime abord fortement perturbés par ce véritable coup du sort. Cependant, alors qu’ils envoyaient leurs destroyers à la recherche du sous-marin français, ils lancèrent également leur aviation à l’attaque de la Flotte US.

    Dotés des tous nouveaux bombardiers en piqué Judy et torpilleurs Jill, les Japonais se ruèrent avec un enthousiasme retrouvé sur la Flotte américaine, désireux de venger le Zuikaku et l’affront que sa destruction constituait.

    Désormais obnubilés par les Porte-avions et non plus par les Cuirassés, considérés à présent comme des cibles de second ordre, les Nippons attaquèrent le premier Porte-avions qui se dressa sur leur chemin, le (CV-9) Saint Mihiel, nommé ainsi non seulement en l’hommage à la victoire américaine en France à la fin de l’été 1918 mais aussi pour montrer la fraternité d’arme Franco-américaine, unis depuis des années contre l’impérialisme germanique.

    C’était sans compter sur la chasse américaine qui en dépit des efforts des A6M5, les Zéros nouvelle génération, préleva un lourd tribut aux bombardiers navals japonais.

    Néanmoins, les survivants nippons n’en furent que plus acharnés. En dépit du véritable mur de plomb constitué par la DCA américaine, une pluie de bombes et de torpilles s’abattit sur le malheureux Porte-avions allié.

    Pire, 2 bombardiers de l’Axe s’écrasèrent même sur la superstructure du vaisseau allié !

    Mais le valeureux équipage du bâtiment américain refusa de capituler et maintînt en vertu d’efforts quasi surhumains un long moment le navire à flot !

    Ce fut là à un véritable drame pour les Forces de l’Empire du Soleil levant qui s’épuisèrent sur un navire qui refusa pendant longtemps de mourir…

    Une fois les Japonais partis, hormis quelques bâtiments voisins très légèrement endommagés, les Américains ne comptaient qu’un Porte-avions hors jeu et ce, en dépit d’un assaut massif des Nippons ! Pire pour eux, un lourd tribut fut prélevé sur leur aviation embarquée.

    Spruance, qui avait préféré attendre l’assaut japonais pour le repousser avant d’attaquer la Flotte combinée dont il connaissait pourtant la position grâce à Blaison (et qui fut critiqué pour cela) lança enfin sa contre-attaque.

    Concernant le Requin, le bruit inquiétant des destroyers et des charges de profondeur japonaises couvrit celui d’autres explosions. Celles des bombes et torpilles des appareils embarqués américains attaquant le Flotte japonaise et coulant cette fois le Hiyo et le Taiho, grâce à la supériorité de leurs propres appareils, lourdement blindés (non sans que les Japonais ne réussirent à détruire plus de 80 des assaillants) et commandés par de valeureux pilotes.

    Lorsque le « Requin » refit surface, ce fut dans une guerre du Pacifique totalement transformée, et ce, en grande partie par son action. En effet, non seulement il avait coulé une des pièces maîtresses du dispositif ennemi, mais de nombreux pilotes et appareils japonais avaient été foudroyés au décollage ou juste avant par la destruction du Zuikaku.

    L’efficacité du sous-marin et des bombardiers américains laissa aux sous-marins de l’US Navy la portion congrue en terme de proies. Soit 2 croiseurs et 1 pétrolier ce qui acheva de transformer une déroute en humiliation car les submersibles américains refusèrent longtemps de lâcher la Flotte ennemie en retraite.

    La cruelle bataille de la Mer des Philippines fut rapidement surnommée « La grande boucherie des Mariannes ».

    La victoire était néanmoins totale pour les Alliés au final. Les Japonais avaient perdus 3 porte-avions et, surtout, une centaine de pilotes péniblement formés durant les mois précédents.

    Blaison et son équipage, après être rentrés à Eniwetok, leur nouvelle base, reçurent la plus haute décoration de chaque pays allié, mais bien évidemment, ce fut la « Légion d’Honneur » remise par Mandel qui leur fit le plus chaud au cœur.

    Mais Hollywood dans les décennies suivantes fit de l’équipage du Saint-Mihiel le véritable héros de la bataille…

    À l’inverse, Yamaguchi, s’estimant déshonoré par cette déroute, met fin à ses jours. Il est remplacé par l’Amiral Toyoda tandis que Nagumo est « muté » à un poste de terrien aux Philippines.

    Désormais, l’Aéronavale japonais ne compterait plus, mais ça, un certain « Bull » l’ignorait encore…

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