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    Mars 1945

    En France, de Gaulle est pris à parti à la Chambre des députés par un député communiste (ou frontiste) qui hurle « 18 Brumaire ! 18 Brumaire ! ». Le Président du Conseil garde son sang froid et répond calmement mais suffisamment fort pour qu’on puisse l’entendre au milieu de la bronca déclenchée par les députés non communistes.

    « Monsieur le député. La France a eu son 18 Brumaire. Vous, vous aurez toujours le 23 Août… »

    Cette réponse, intelligente et sublime, fait se calmer le député contestataire tandis qu’elle déclenche un tonnerre d’applaudissement chez les députés non frontistes.

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    Les débris du Reich moribond, désormais sous l’autorité de l’Amiral Donitz, se sont repliés à Flensbourg, au nord de l’Allemagne. Le gouvernement de l’Amiral tente de négocier une trêve et une lutte commune contre l’URSS avec les Alliés occidentaux, Anglo-Saxons en particulier (Donitz et les Nazis se doutant de la répons des Français en général et de Gaulle en particulier à une telle offre…). Mieux, Mandel entre dans une colère comme on en lui a rarement connu lorsqu’il apprend l’existence d’une telle offre et téléphone à Churchill pour lui demander explicitement de rejeter l’offre et de mettre au pas les « derniers criminels nazis encore libres de leurs mouvements ».

    Churchill, explique au Président de la République française qu’il est très en colère qu’on est pu douter de sa résolution à lutter jusqu’au bout contre le Nazisme et ses affidés et que Donitz et les autres finiront « suspendus au bout d’une corde ».

    Mandel se calme et se permet même un trait d’humour noir avec le Premier ministre. « J’accepte cette concession envers votre culture. Nous aurions plutôt tendance à les guillotiner, nous les Français ».

    Ainsi, le pseudo-gouvernement de l’Amiral finit comme il le mérite, pitoyablement. Donitz et ses ministres finissent capturés par l’Armée britannique.

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    Donitz a au préalable envoyé ses délégués à Reims pour signer l’acte de Capitulation totale du Reich mourant, mais de Gaulle, quoi qu’il aurait été fier que l’acte signifiant la déroute finale de l’adversaire honni soit signer en France, refuse l’offre, et demande instamment qu’il soit signer à Berlin en présence des Soviétiques ! Joukov avouera dans ses mémoires que ce geste parvint à toucher Staline lui même ! À Berlin, dont les ruines sont encore fumantes, c’est Noguès, le généralissime des Armées de la République française et une des âmes du Sursaut, qui signe l’acte de la capitulation allemande.

    De Dunkerque à Libreville, de Papeete à Djibouti en passant par Fort de France, partout en célèbre la victoire de la France. Malheureusement, des émeutes éclatent à Sétif lorsqu’une manifestation organisé par le PPA (Parti du Peuple Algérien) dégénère. On compte des centaines de morts des 2 côtés mais principalement côté Musulman. Blum se rend personnellement à Alger sur ordre du Général pour faire un rapport. De Gaulle doit tancer les autorités Pieds-noirs pour qu’elles permettent à Blum de se rendre à Sétif (elles avaient bloqués Blum à Alger).

    Le rapport du Vice-Président du Conseil est cinglant et augure d’un avenir bien sombre pour l’Algérie si jamais rien n’est fait en faveur des populations musulmanes. Il ne préconise rien moins qu’un Décret Crémieux en faveur des populations musulmanes !

    80 ans après Napoléon III…

    De Gaulle à Paris est partagé. Certes, il ne veut certainement pas lâcher l’Algérie comme on l’a fait pour l’Indochine, mais accorder l’égalité aux Musulmans ne lui plaît pas beaucoup. Mais le Général ne peut non plus abandonner la « Terre d’exil » de la France. Il réunit à Matignon les principaux dirigeants issus du Conseil de l’Empire (aujourd’hui député de la République) et entame des discussions avec eux. Rapidement on se dirige vers une Solution de type « Union française » avec une large autonomie pour les colonies d’Afrique noire. Quant à l’Algérie, il sait qu’il tombera s’il en propose l’autonomie, la France n’est pas encore prête. Et puis, pourquoi ne pas tenter l’intégration de la population musulmane à la nation française ?

    Voilà qui, encore une fois, ne plaira pas à Londres…

    La guerre terminée, la Finlande doit maintenant préparer son avenir. Or, comment maintenir le régime démocratique du pays sans mécontenter Staline ? C’est à cette tâche ardue que doit atteler le Président Mannerheim. Trop à l’Ouest et Staline envahira le pays, trop à l’Est, et le pays sera un simple satellite de l’URSS. C’est donc vers une ligne de neutralité bienveillante envers l’Union soviétique que dirige son pays le Maréchal-Président. Il faut parfois faire avec ce qu’on a. Paris, via René Cassin, fait part en secret de sa compréhension envers cette décision et exprime toute sa sympathie envers la courageuse Finlande.

    Pendant ce temps, la Grèce est dans le chaos. Certes, Venizélos est parvenu à rallier l’aile modérée du Parti communiste, mais l’aile dure stalinienne n’a pas rendu les armes et les utilise désormais contre l’Armée royale grecque. Une partie du pays est d’ailleurs au main des Communistes.

    D’ailleurs, cette situation pourrait donner de mauvaises idées aux Communistes albanais et les pousser à se ruer sur le gouvernement du Roi Zog…

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    À Prague, qui s’est soulevée contre l’occupant honni, les Soviétiques s’installent et apportent dans leurs valises Benes. Celui-ci est associé à Zdeněk Fierlinger, son Premier Ministre. Officiellement Social-démocrate, ce dernier est en réalité un proche de Klement Gottwald, chef du Parti communiste tchécoslovaque. Avec de tels hommes au pouvoir, Staline peut se permettre de maintenir une démocratie de pacotille…

    Pendant, ce temps, les Tchéniks meurent sous les balles soviétiques et des Titistes tandis que l’Armée rouge et ses « frères » polonais commencent à traquer l’AK clandestine…

    Notons que la France ne reconnaît ni l’annexion des États baltes, ni les gouvernements communistes polonais, yougoslave et roumain (pour les deux premiers, elle accueille même des gouvernements en exil comme on le sait) tandis que les relations sont désormais catastrophiques avec les Tchécoslovaques. En revanche, la France a reconnu de plein droit la « République démocratique de Hongrie » par vengeance envers ce pays qui fut un des plus fidèles acteurs de l’Axe et qui a profité de l’Hitlérisme pour dévorer certains de ses voisins. On reste quand même les fils spirituels de Clemenceau… La Bulgarie stalinienne est également reconnue par la France.

    D’ailleurs, concernant la Hongrie, des milliers de croix fléchés ont franchis la frontière autrichienne et se sont rendus aux hommes de de Hauteclocque. De Gaulle, en accord avec ses alliés, décide de les livrer au gouvernement hongrois pro-soviétique. Cependant, le transfert à l’Est des Fascistes hongrois aura lieu en même temps que celui des supplétifs soviétiques de l’Armée allemande capturés par les Alliés, afin de ne pas mettre la puce à l’oreille à ces derniers.

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    Certes, livrer à Staline les Soviétiques l’ayant combattus au sein de divers pelotons SS équivaut à les condamner à mort, mais il faut bien apaiser le tyran rouge qui peut à tout moment lancer son armée sur les Occidentaux. De plus, l’immense majorité des prisonniers de guerre français sont toujours détenus du côté stalinien de l’Europe…

    Partout dans le Reich dont les ruines sont encore fumantes, Soviétiques, Américains, Britanniques et Français se ruent sur les scientifiques du Führer afin de les ramener dans leurs pays et les faire participer à l’essor de sa propre science dans le cadre de la vaste compétition entre les nations du Monde. Von Braun se livrer de lui-même aux Américains et participera au développement de leur réseau de fusées.

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