Post has published by Ambarequiem
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    Member since: 17 juin 2014

    Je n’avais pas vu le sujet quand il est sorti.

    Je peux vous proposer une petite histoire sur le sujet.

    Première Partie : 

    Malgré le traitement par impaludation, la syphilis du général Gamelin lui a provoqué une forte crise lors des “fêtes” (si tant est qu’on puisse parler de fêtes en temps de guerre) de la fin de l’année 1939. Cette crise force son hospitalisation, est ses capacités psychiques se trouvent fortement altérées par l’accident vasculaire cérébral. En pleine guerre, l’armée française se trouve privée de son généralissime. L’affaire tourne à la crise politique, puisque le gouvernement va s’écharper sur le choix de son remplaçant. Les noms de Weygand, Huntziger, Giraud, Altamayer et même de Gaulle (toujours colonel!), sont proposés en fonction des camps et des affinités politiques. Au final, la logique va prévaloir, du même qu’un certain consensus va se faire autour d’un personnage plus “neutre” politiquement : le général Georges, adjoint de Gamelin commandant du front Nord-Est.

    La prise de commandement de Georges se fait donc le premier janvier de l’année 1940, et avec cette nomination, un nouveau vent va souffler sur l’armée française.

    Le 10 janvier 1940, les plans de l’offensive allemande sont saisis par les Belges, sur un officier allemand dont l’avion s’est égaré dans le brouillard. Les plans sont communiqués aux français, et le général Georges en prend connaissance. Il était déjà opposé au plan “Dyle-Bréda” développé par Gamelin, et l’avait fait savoir. Les documents saisis, montrant un axe d’attaque des allemands au centre, à travers les Ardennes renforcent son hostilité au plan. Devant le Conseil Supérieur de la Guerre, Georges fit pression pour l’abandon de la manœuvre “Dyle-Bréda”, au profit de la manœuvre Escaut. Malgré de fortes réticences des politiques à combattre en partie sur la frontière, et l’accent mis sur la nécessité de conserver un maximum de territoire belge et hollandais, la variante Bréda est abandonnée, donc la septième armée repasse en réserve, et devant le danger de devoir manœuvrer avec un temps de retard sur une armée allemande qui possède un avantage certain en divisions mobiles et la supériorité aérienne, ainsi que l’initiative de l’attaque, il est décidé d’adapter la manœuvre Dyle en deux temps :

    • Un premier temps voit l’application de la manoeuvre Escaut : Le BEF va border l’Escaut en Belgique, la première armée française reste sur la frontière entre Tournai et Maubeuge, la Neuvième armée ne manœuvre que pour venir fermer le saillant de Chimay, le premier front à atteindre pour son aile marchante est compris entre Maubeuge, Philippeville et Givet. Les éléments de découvertes, DLC et le Corps de Cavalerie sont d’abord lancés sur la Ligne Dyle-Meuse, afin de préciser l’avance des allemands, et d’identifier le centre de gravité.
    • Un second temps, et en fonction de l’avance ennemies et le résultat du premier contact, du recueil et de l’inclusion des forces armées belges et éventuellement hollandaises, les unités françaises iront prendre position sur la ligne de défense de la Dyle, si ça semble pertinent pour le GQG français.
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