Post has published by Ambarequiem
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    Je fait bel et bien part de la manière de combattre durant la confrontation en elle même, le choc des masses. Pour les cas de figures en question, comme tu peux le voir via les liens que je t’ai indiquer les coups et les assauts de part en part avaient pour but de tuer(ou de blessée grièvement voir mortellement) les opposants, non les assommer ou les traîner vers soit pour les capturer. (D’ailleurs je ne vois vraiment pas en quoi ton exemple de bataille soutien ton idée)

    Je l’ai déjà dit, “masse” ou même “choc des masses”, c’est limite anachronique pour le Moyen-âge, dont les armées sont assez peu massives. Et même au niveau des habitudes de combat, ou des formation, je doute que l’on voit beaucoup de formation massives qui ne se développent qu’à la fin du Moyen-âge.

    De même, tu confonds but et moyen. Le but d’un assaut est de prendre une position occupée par l’ennemi, en vue :

    • de l’occuper à son tour pour contrer un retour offensif, ou assurer sa ligne d’opération
    • de disloquer le dispositif ennemi et de lancer une phase de poursuite

    Le moyen de s’en assurer de la prise de cette position, c’est la mise hors de combat de l’adversaire. La mise hors de combat de l’adversaire passe par :

    • sa mort
    • sa mise en incapacité de combattre par blessure
    • sa capture

    Donc, le but des coups portés à un adversaire et de remplir l’une des trois condition.  Le récit des exploits de l’évêque de Beauvais lors de la bataille de Bouvines est assez parlant d’ailleurs. L’évêque qui ne peut répandre le sang se bat avec une masse. Il charge Guillaume de Longue Epée qui réalise une percée, et le met hors de combat par un coup de masse sur le casque. Ici, l’ennemi est mis hors de combat par traumatisme crânien, le coup aurait pu être mortel, les protections en ont atténué les effets. La capture entraîne une mise hors de combat durable de cet adversaire qui pourrait reprendre ses esprits et se remettre au combat s’il n’était pas capturé. La mise hors de combat est globalement plus susceptible d’arrivée que la mort, du fait des protections corporelles, comme le montre les traces de blessures guerrières anciennes guéries sur les corps de combattants examinés. Généralement, les combattants frappent aux endroits où leurs armes vont avoir le plus d’effets : tête pour les armes contondantes ou les épées, corps pour la lance. Les traits frappent où ils peuvent, les morts par traits étant souvent résultantes d’atteintes à la tête qui est la zone la plus fragile, et dont la protection est parfois la moins complète.

    Tu notera que d’ailleurs  encore une fois que en globalisant assez généralement les guerres de l’époque le déroulement des batailles en therme de manière de combat ou de ratio morts , blessées face aux prisonniers  se rapproche encore une fois bien plus de mon argumentaire que du tien.

    Argument non valable, sauf si tu sais faire des voyages dans le temps. Le ration morts/Blessés/Prisonniers/Fuyards, on n’en sais strictement rien pour l’époque, puisque qu’on est incapable de donner la composition précise d’une armée avant une bataille ainsi que le décompte exact des pertes. Et  si l’estimation maximale du nombre de prisonnier et l’estimation minimale du nombre de morts pendant la bataille d’Azincourt sont exactes, on a une bataille, en rase campagne qui aurait  potentiellement fait plus de prisonniers que de morts.

    Souvent dans le cas ou les prisonniers sont massivement supérieur aux morts ,ou ceux en fuite c’est dans des cas de redditions massive ou d’une reddition totale après la bataille. Les quelques batailles dont j’ai pris exemple le démontre assez bien d’ailleurs.

    Dans le récit de la bataille de Bouvines, les prises sont faites pendant la bataille. On prend ou on essaie de prendre les nobles et personnages importants pendant les combats, et les descriptions son assez claires là dessus, et on y arrive. Il n’y a pas de phase de poursuite, ni même de reddition totale, les coalisés étant résolus à se battre temps que les seigneurs sont debout et présents sur le champ de bataille.

    Il y a des cas ou une armée médiévale n’a pas d’intérêts à faire des prisonniers, mais ça reste des exceptions.

    Pour finir concernant la piétaille je n’ai jamais dit que c’était une majorité absolue des armés ou que elle compose singulièrement ces dernières dans toutes les guerres j’ai dit que souvent comme la mentionner Freki cette dernière étaient massivement recruté avant le conflit et bénéficier d’un entraînement et équipement grossièrement suffisant.

    Etant donné que les effectifs permanents des armées restent relativement faibles tout au long du moyen âge, c’est toute l’armée qui est recrutée en début de conflit, et pas seulement la piétaille. L’équipement dépend de la fortune de chacun, mais des ordonnances et les usages codifient ce que doivent apporter les combattants. Pour les fantassins, Philippe le Bel exige : “« six sergents de pied, des plus souffisans et des meilleurs qu’on pourra trouver es paroisses ou ailleurs, si ceux des paroisses n’étoient pas souffisans, et seront armés de pour-poins et de haubergeons et de gambesons, de bacinés et de lances ; et des six il y en aura deux arbaletriers »

    Des hommes suffisamment équipés et entraînés. Les paroisses étant invités à engagés des hommes hors de leur population si elles sont incapables de satisfaire l’un des critère. Dans beaucoup de cas, même l’infanterie est composée de professionnels sachant leur métier.

     

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