Post has published by mongotmery
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@ambarequiem

La vision thermique permet de détecter un fantassin à 12 km, donc loin de la portée des missiles antichar. La reconnaissance s’effectue à la moitié de cette distance, toujours hors de porté des missiles antichars

On est bien d’accord que ces distances sont de la pure théorie, qui ne tiennent pas du tout compte de la réalité du terrain?

Car dans le cas contraire, les missiles antichars verraient leur portée augmenter à ces distances de manière à contrer les chars. Ils en ont la possibilité, le coût en poids serait compensé par l’usage à plus longue portée qui permet de rester plus éloigné de l’infanterie ennemie, et donc qui autorise une escouade plus grande.

Au niveau des portées de toute façon, il faut voir que si le char dispose de 4000 mètres, comme cité pour le Leclerc, la précision s’en ressent directement. Tandis que la précision du missile n’est pas liée directement à la portée, mais à l’environnement et au temps de réaction de la cible (qui du coup devient lié à la portée): si l’environnement ne donne aucune cachette au char, et qu’il n’a pas de défenses actives, il est fini.

Tous ces facteurs font que la réalité que décrit le wargame cité, celle de la Guerre Froide, et même la réalité actuellement établie dans les armées (je ne prononce pas pour une éventuelle prolifération de systèmes de défense actifs futurs), laisse une place importante au missile antichar, dans le combat classique comme dans les embuscades.

 

Pour ce qui est des actions aériennes:

Les Rafales sont entrés dans l’espace aérien Libyen en 2011, sans être détectés, malgré des systèmes SAM et radars actifs et intacts.

Aurais tu le détail de l’équipement libyen en DCA à ce moment?

Selon wikipedia, il comporte des missiles:

S-75 Dvina, S-125 Neva (en), S-200 Doubna et 2K12 Kub 

Ce qui donne des dates d’entrée en service respectives chez leur fabricant, l’Union Soviétique: 1957, 1961, 1966, 1968

On note aussi des Sa-8 Gecko, qui n’ont pas ou peu été frappés par les missiles de croisière, du fait de leur mobilité: 1982.

Néanmoins, le niveau de modernisation des missiles et surtout des radars associés n’est pas indiqué. Mais je pense qu’il ne doit pas être fou pour la Libye.

Pour le Sa-8, pas question de s’opposer aux Rafale, ses performances sont: Les portée d’engagement des versions initiales du SA-8 sont comprises approximativement entre 2 et 9 km et les altitudes d’engagement entre 50-5 000 m

La vraie question à se poser, c’est est-ce que les avions et hélicoptères ont effectué des actions rapprochées, contre des cibles mobiles? Il y en a eu, mais après la phase SEAD qui a été appuyée contre des missiles trop vieux, certains tout à fait obsolètes pour des missions contre des avions multirôles.

Il est à noter enfin qu’il y a une forte coopération interarmes entre les composantes de renseignement, aérienne et navale, pour avoir assez de munitions à déverser, en particulier les Tomahawk.

 

Enfin, vient la partie des actions héliportées nocturnes, particulièrement efficaces, et qui ont probablement bénéficié de l’absence, là encore, de matériels modernes dans l’armée libyenne. De telles actions de jour auraient entraîné de lourdes pertes.

Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

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