Post has published by mongotmery
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Partie 7:

Au Nord, le commandant de Saragosse se repose. C’est finalement un jeune noble, Pablo Ignato, fraîchement sorti de Leon avec des carrés de piquiers et de la milice de vougiers, qui va se charger d’eux. Après un voyage guidé par les paysans, le gouverneur trouve les Anglais acculé à une véritable muraille de pierre et d’éboulis. La position n’est pas aisée à attaquer mais les Espagnols se lancent à l’attaque.

C’est alors que la célèbre phrase fut lancée:

“Putréfaction! Le soleil danse sur l’ennemi!”

Le chef espagnol leva alors la tête pour voir dans les troupes anglaises des hommes bardés de fer, une lourde épée à la main.

La surprise est à son comble. Pablo prononce alors un grand discours, le “discours de Pan” (dieu grec de la panique). Des fragments sont parvenus:

“Craignez soldats, craignez! L’ennemi est devant vous! Faible et tant de fois vaincu, il vient prendre sa revanche! Il nous domine en armes et position. Mais nous sommes aujourd’hui espagnols, près de Léon chérie, soldats de Léon! Nous ne cèderons pas et les rochers seront vermeils sous le sang de l’ennemi”

C’est la première utilisation du terme “soldats” au Moyen-âge, de même que l’exaltation du patriotisme est inhabituelle.

L’attaque est lancée! Les deux milices de chaque camp se font face. À leurs côtés, les épéistes lourds anglais massacrent les carrés de piquiers au corps à corps, par la mobilité de leur épée. Les pertes espagnoles augmentent.

Pablo manque une charge sur les Anglais, les rochers l’empêchant de manoeuvrer pour prendre de la vitesse.

La situation empire, lorsque Pablo réussit à emmener ses gardes du corps montés par delà les lignes anglaises. Sur moins de 50 mètres, ils se réorganisent, massacrent les rares vougiers qui veulent les accrocher. Puis ils lancent de courtes charges dans le dos des vougiers anglais, qui fuient rapidement. Leurs homologues espagnols se redéploient et bientôt, enveloppés par l’infanterie et pris à partie par la cavalerie, les épéistes s’enfuient à leur tour dans la pente. Ils sont tous capturés et exécutés.

Après cette victoire, les habitants de Léon fêtent les survivants piquiers. Ils sont les premiers guerriers non issus de forteresse ayant mené une bataille et remporté la victoire seuls. Auparavant, seuls des dispersions de brigands et le siège de Lisbonne constituaient leurs faits d’armes.

Deux nouvelles ternissent cependant bien vite la liesse populaire de la capitale espagnole:

On apprend, à un jour d’intervalle, la mort du pape et celle du roi Rodrigo. L’Espagne est encore très chrétienne, et la douleur de la mort du roi et du représentant de dieu est atténuée par la réconciliation, prononcée par le nouveau pape. À noter que l’Espagne est cependant durablement affaiblie en influence à Rome: son excommunication a brisé son alliance avec les états papaux, et le cardinal espagnol étant mort, le pays ne compte plus dans l’élection du pape.

C’est dans ce contexte que le Portugal nous propose la paix. Mais à nouveau il refuse de céder Grenade. Maintenant que nous sommes réconciliés, il faut pousser notre avantage. Le nouveau roi est très ferme sur ce point.

L’armée qui s’était légèrement repliée, bénéficie du renfort de la garnison initialement laissée à Cordoue. Elle se dirige vers Grenade, et l’armée portugaise, toujours en campagne, s’interpose, renforcée de la garnison de la forteresse.

L’attaque est alors lancée ! Sous le commandement d’un aristocrate, des forces composées en grande partie de chevalerie se lancent.

Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

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