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    Février 1945

    Soucieux d’appliquer le principal point de son programme qui est tout bonnement le rétablissement de la démocratie en France, le gouvernement Mandel organise des élections générales pour renouveler l’ensemble des Corps élus de l’État. Si ces élections sont seulement interdites aux anciennes forces de la Collaboration, on distingue 3 principales forces. À savoir, le Mouvement républicain populaire qui regroupe l’Alliance démocratique, le Parti démocrate populaire, le PSF et les débris des formations de droite anéanties par la collaboration d’une partie de leurs cadres à l’instar de la Fédération républicaine. Il coalise les forces de droite qui ont rallié Alger ou résisté donc. Les meneurs du MRP sont Mandel, Maurice Schumann et le Colonel de la Rocque. La seconde force est le Front républicain. Il regroupe la SFIO et le Parti radical. Il est dirigé par Blum (qui prendra la tête du gouvernement si le Front républicain l’emporte) et Daladier. Enfin la troisième force est représenté par les Communistes qui ont résisté bien après les deux autres forces. Ces derniers, qui n’ont aucune vergognes, n’hésite pas à se présenter sous l’étiquette de leur principal mouvement de résistance. Front national…

    A l’issue du scrutin, si des indépendants sont élus, c’est bien ces 3 forces qui se partagent la part du lion mais sans majorité claire ce qui oblige à une coalition. Cependant, si le gouvernement de la République française a des membres communistes en son sein depuis Octobre 1941, il est inutile de préciser que la méfiance vis à vis des Communistes, ou plutôt des Frontistes, est de mises au sein des autres coalitions. En effet, elles n’ont pas oubliées qu’elles ont été pendant près d’un an les seules à avoir résisté à l’Allemagne et à Pétain. Pire, leurs membres voient avec horreur la mainmise de Staline sur l’Europe de l’est. C’est donc tout naturellement que le Front républicain et le MRP s’entendent pour former un nouveau gouvernement afin de faire barrage aux Communistes. Mais quelle personnalité peut à la fois se considérer comme apolitique tout en rassemblant dans une large mesure les Français ?

    C’est dans cette perspective que Mandel et Blum se mettent d’accord sur le nom de Charles de Gaulle.

    Blum et Maurice Schumann (Le Colonel étant jugé comme allant effrayer la gauche) deviennent Vice-président du Conseil. Au poste de Ministre de la guerre, le Général nomme Raoul Salan, rappelé du Laos. Salan prépara bientôt activement sa revanche et celle de la France contre le Viet-Minh en fournissant à de Lattre, son successeur à la tête de l’Armée d’Extrême-Orient, les moyens d’écraser Hô.

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    Que devient donc Mandel ? Il est tout simplement élu Président de la République française après la démission d’Albert Lebrun, soucieux de laisser une place d’honneur au héros de la nation française.

    Notons que de la Rocque aura ses mots fameux et terribles envers l’Allemagne dans une entrevue accordé au quotidien « Le Figaro ».

    À une question concernant la situation militaire, il répondit.

    « Il paraîtrait que l’Allemagne perd la guerre. Il me semble que c’est effectivement le cas. J’ai vu les images de ces flots de réfugiés pitoyables venus de Prusse et des provinces orientales du Reich. Jamais spectacle aussi beau ne fut offert à mes yeux. Vous allez me dire qu’il y a la Libération de Paris. Certes, mais Paris, c’est notre liberté. La Prusse, c’est leur destruction, leur débâcle, leur écrasement ! Sedan, les 2 Sedan, sont effectivement sur le point d’être vengés. Les cortèges de fuyards, des ces Prussiens hier si arrogants, aujourd’hui si pathétiques, est la plus belle revanche accordé à nos pious-pious de 1870, 1914 et 1940 ! La cruauté de Bismarck a donc trouvé ici sa punition, que dis-je, son juste châtiment ! L’Allemagne est au bord du gouffre. Poussons là !”

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    Peu de temps après les élection générales françaises, à Yalta, en Crimée (en RSS de Russie donc) se tient une conférence historique. La volonté farouche de De Gaulle de limiter l’influence de Staline en Europe de l’Est est manifeste.

    Pourtant, Staline a un « gage » qui lui permet de faire pression sur son homologue français…

    Le million et demi de prisonniers français détenus en Pologne et en Allemagne orientale !

    Le dictateur de l’URSS pourrait retarder leur libération, voire pire, si le Général se montre trop ferme, surtout avec un Roosevelt malade et complètement aveugle face au Soviétique.

    Mais le nouveau Président du Conseil de la République française joue finement son jeu. S’il est prêt à montrer les crocs quand il s’agit de la Pologne, il se rapproche de Staline quand celui-ci propose le démantèlement économique et politique de l’Allemagne. Mieux, il se déclare secrètement prêt à accepter la Ligne Oder-Neisse comme frontière orientale de la nouvelle Allemagne et la ligne Curzon comme frontière polono-soviétique. En échange, De Gaulle obtient du dictateur soviétique la promesse de l’inclusion de membres du gouvernement polonais en exil à Paris au sein du gouvernement pro-soviétique (qui administre déjà de facto le pays) et la formation d’une « coalition ». Secrètement, le dirigeant français demande aux membres du gouvernement Sikorski de refuser l’offre, se doutant du piège mais Mikołajczyk, un de ses membres les plus éminents, accepte l’offre ! Ce dernier devient Vice-président du gouvernement polonais qui siège à Varsovie tandis que celui en poste à Paris continue de fonctionner en exil.

    Lors de ces mêmes échanges secrets, Charles de Gaulle accepte de faire pression sur ses Alliés pour que les prisonniers de guerre soviétiques qui seraient du côté occidentale de l’Europe à la fin de la guerre reviennent rapidement en URSS. En échange, Staline n’offre que de vagues garanties concernant leur sécurité et accepte de faire du transport vers leur pays dans de bonnes conditions des prisonniers français.

    Pour les zones d’occupation, la France reçoit la rive gauche du Rhin, le Bade et le Wurtemberg. Paris abandonne cependant son projet de faire participer la Belgique à la Commission interalliée d’occupation de l’Allemagne tout en laissant l’armée belge installer des bases le long d’une bande de territoires située du côté allemand de sa frontière.

    Les accords conclus à l’issue des rencontres prévoient :

    – Des élections libres dans les États européens libérés, les quatre alliés s’engageant à « constituer des autorités gouvernementales provisoires largement représentatives de tous les éléments démocratiques des populations et qui s’engageront à établir, dès que possible, par des élections libres, des gouvernements qui soient l’expression de la volonté des peuples ».

    – L’organisation en avril 1945 de la conférence de San Francisco.

    – La destruction du militarisme allemand et du nazisme.

    – La division de l’Allemagne en quatre zones occupées par les quatre vainqueurs : États-Unis, URSS, Royaume-Uni et France.

    – Déplacement de la Pologne vers l’ouest : elle cède des territoires à l’URSS et reçoit en compensation des territoires enlevés à l’Allemagne.

    – L’établissement de la frontière soviéto-polonaise sur la ligne Curzon.

    – La réorganisation du Comité de Lublin en vue d’intégrer des personnalités du gouvernement polonais en exil à Paris.

    – Quelques modalités concernent le fonctionnement de l’ONU, dont la création a été décidée en 1944 à la conférence de Dumbarton Oaks : le droit de veto des membres permanents du Conseil de sécurité jouera pour tous les cas sauf pour les questions de procédure ; l’URSS demande autant de sièges qu’elle compte de provinces et de régions (soit 16), mais en obtient « seulement » trois (Russie, Ukraine, Biélorussie) ; les Nations unies auront un droit de regard sur l’organisation de l’Europe.

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    En ce mois de Février 1945, Staline déclenche son assaut final sur la capitale du Führer.

    Le maréchal Joukov donne son ordre de bataille :

    « L’ennemi doit être écrasé sur la route la plus courte qui mène à Berlin. Vous devez vous emparez de la capitale de l’Allemagne fasciste et hisser le drapeau de la victoire au-dessus de la ville ! »

    En dépit d’une ligne de fortifications bien pensée autour de Seelow, rien n’arrête l’Armée rouge. Le fanatisme des SS et autres Jeunesse hitlérienne, des enfants de 14 ans qui n’ont connus que le Nazisme, ne peut rien contre la puissance de feu des troupes soviétiques.

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    Après l’effondrement du Front de Seelow, Hitler envisage de se replier en direction du nord de l’Allemagne, pour y poursuivre la « lutte ». Cette proposition est vivement rejetée par Goebbels qui convint Hitler de rester à Berlin, car dit-il, « Le Führer ne doit pas mourir dans une station balnéaire. »

    Les combats dans les ruines de Berlin sont meurtriers. Les derniers défenseurs du Bunker d’Hitler et du Reichstag sera un conglomérat de traîtres venus de toute l’Europe. Dans ce maelstrom de criminels, on compte les derniers survivants de la Division Charlemagne, composée des traîtres FSL qui ont jurés fidélité à l’Hitlérisme.

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    La désorganisation et la folie sont telles côté allemand qu’au cours de la bataille, les Soviétiques prennent d’assaut un cinéma et se battent dans une salle obscure dans laquelle on diffusait encore « Le sac du Palatinat »…

    Ainsi, en dépit de la résistance désespérée de la garnison de la Capitale du Reich, Berlin tombe aux mains des Soviétiques. Hitler se suicide (ainsi que Goebbels, devenu Chancelier du Reich, qui a tenté en vain de négocier une paix séparée avec les Soviétiques !) mais son successeur à la Présidence, l’Amiral Donitz (qui a déclaré à la radio « mon devoir est de sauver le peuple allemand de la destruction des Bolcheviques »), décide de continuer la guerre le temps qu’un maximum de troupes puissent se rendre aux Occidentaux et que ces derniers puissent avance le plus rapidement possible vers l’est. Staline est furieux et menace les Occidentaux de « mesures de rétorsion » s’ils acceptent de négocier séparément avec les « autorités » de Donitz. Roosevelt, Churchill et De Gaulle le rassurent sur ce point. D’ailleurs, n’ont-ils pas fait cesser la marche en avant de leurs propres forces en direction de la capitale du Reich allemand ? C’est ainsi que les troupes alliées font leur jonction avec les Russes sur l’Elbe.

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    À certains de ses ministres qui le poussaient à demander aux Alliés la ruée sur Berlin, afin que la victoire finale revienne aux Occidentaux, Mandel (encore Président du Conseil à la veille des élections) donne cette réponse.

    « Messieurs, c’est l’honneur qui vous pousse à demander cela. Moi, ce qui me pousse à renoncer à Berlin, c’est l’avenir.

    En 1940, Weygand était prêt à sacrifier la France en poussant le gouvernement à un Armistice purement politique pour sauver l’honneur de l’Armée. C’est pour sauver notre avenir que nous nous sommes exilés !
    Si nous prenons Berlin, non seulement Staline ne nous le pardonnera jamais, mais l’Allemagne amputée de ses provinces orientales sera entièrement aux mains des Alliés occidentaux et deviendra un partenaire de l’Occident.

    Pour faire face à Staline, nous serons contraint d’accepter, suite aux « amicales pressions » de nos partenaires, son réarmement. Cela est contraire à nos intérêts et donc à notre avenir.

    Staline à Berlin, l’Allemagne sera coupée en deux.

    Cette situation est déjà plus conforme aux intérêts de la France.

    Au pire, nous aurons une Allemagne encore plus affaiblie et constituée de 2 entités rivales.

    Au mieux, nous la pousserons à la neutralité dans cette « Quasi-guerre ». Elle sera isolée et sans armée.
    La France sera dès lors en tête de file des puissances européennes car, comme vous l’avez tous compris, l’Angleterre tourne le dos au continent pour se tourner vers la puissante Amérique.

    Car voilà ses véritables intérêts.

    Comme me l’a dit M. Spaak, « si vous faîtes l’Europe maintenant, vous ferez l’Europe française. ».
    Messieurs, nous avons l’occasion de rayonner du Cap nord à la Sicile (car oui, l’Italie sera notre alliée dans la nouvelle Europe que nous allons bâtir). De Brest aux palais de Vienne (si De Hauteclocque maintient son allure actuelle, ce dont je ne doute pas).

    Dans l’entre-deux-guerres, nous avons échoués à bâtir une Europe française avec nos frères d’Europe de l’est. Ils sont aujourd’hui perdus pour toujours pour la France.

    (De Gaulle a un léger rictus, lui croit en la chute irrémédiable de l’Empire soviétique)

    Messieurs, tâchons de réussir à unir autour de nous la partie occidentale du continent ! »

    Notons ce trait d’humour devenu célèbre au sein d’un peuple allemand qui n’avait plus que ça pour oublier où les Nazis l’avaient conduits.

    À des soldats construisant une barricade à Berlin, une civile rétorque que les Russes vont mettre 1 heure et 5 minutes à la défaire. Demandant pourquoi, le soldat se voit répondre que les Russes vont la détruire en 5 minutes après avoir était pliés de rire pendant 1 heure en la voyant.

    Staline propose de négocier le sort définitif de l’Allemagne dans une conférence qui devra se tenir à Potsdam et d’y partager le défunt Reich sur les bases des décisions prises à Yalta.

    En Autriche, Vienne est capturée par l’Armée française tandis que Karl Renner proclame pour la seconde fois (après 1918) la République autrichienne. Les avants gardes françaises font jonction avec les Soviétiques à la frontière austro-hongroise. Pour éviter que l’Autriche subisse une occupation quadripartite, et donc éviter d’en laisser un morceau à Staline, il lui faut un gouvernement digne de ce nom, une autorité morale, qui doit de plus être assurément anti-bolchévique. Or, Renner ne répond absolument pas à ce dernier critère. C’est alors que Paul Reynaud propose un nom, celui d’une personne correspondant à ces critères et qui, en plus, a le mérite d’être Francophile.

    Otto de Habsbourg-Lorraine.

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    Ainsi, la France, contrairement à la tradition monarchique depuis François Ier (sauf pour la période située entre la guerre de Sept ans et la Révolution française bien sûr), contrairement à Clemenceau, le maître à penser du Président Mandel, va désormais soutenir les Habsbourg en leur redonnant leur trône ! Mandel, craignant une sorte de délire « Charles-Quintois » chez le Habsbourg, insistera pour que le titre du souverain restauré soit celui « d’Archiduc » et non « d’Empereur ». C’est 1918 à l’envers !

    Plus au nord, voulant par là punir Benes qui s’est volontairement livré à Staline, les Alliés font en sorte de ne franchir nulle part la frontière Tchécoslovaque.

    Au cours de leur marche en avant à travers la Bavière en direction de l’Autriche, les soldats français libèrent Dachau et diverses autres structures de morts bâties par les criminels nazis. Toute l’horreur et la barbarie dont sont capables les Allemands sautent au visage des courageux soldats de la République qui n’en avaient donc vu que les prémices en France avec ce flot de villages détruits et de civils massacrés dans la Vallée du Rhône, les destructions de Lyon et de Tulle etc. Ce n’est qu’avec peine que de Hauteclocque se retient de faire passer par les armes les gardiens des camps libérés qui ont l’outrecuidance de s’être déguisés en détenus pour échapper à la juste revanche des Alliés !

    En Italie, les Partisans, quoi que retardés par la résistance des troupes allemandes en Croatie (alors que de leur côté, les troupes allemandes en Italie ont jetées leurs armes conformément aux ordres de Doenitz) n’en franchissent pas moins l’ancienne frontière italo-yougoslave en plusieurs points et proclament l’annexion des villages ainsi occupés à la Yougoslavie. Le lendemain de la capitulation allemande, des troupes alliées débarquent à Fiume, considérée comme cité italienne.

    On aurait pu croire que l’opposition du Général à Staline aurait au moins satisfait le dirigeant anglais. Mais Churchill est mécontent contre la France et l’a fait savoir à De Gaulle à Yalta. Accorder l’indépendance aux 3 nations de la défunte Indochine accentue en effet la pression des indépendantistes des colonies britanniques sur Londres.

    « Nous allons devoir vous imiter » Conclue le « Prime Minister ».

    Première cible, et cette accession au statut de Dominion est cependant assez facile à accorder car le pays sera verrouillé par un dirigeant qui aurait facilement ses accès dans les meilleurs salons londoniens… Le Sarawak. En effet, c’est une dynastie britannique, surnommée les « Rajas blancs », qui règne sur le pays. Churchill fait rapidement voter par le Parlement britannique l’abandon du protectorat sur le Royaume et lui cède même la pointe nord de Bornéo. Churchill est conforté dans ce choix par le retour triomphale du « Raja blanc » à Kuching, sa capitale.

    Au Laos, Salan et bientôt de Lattre, n’auront pas à affronter que la crise vietnamienne. En effet, ce diable de Phibun est toujours au pouvoir à Bangkok et n’a toujours pas évacué les régions laotiennes et cambodgiennes annexés par son Armée ! Pire, s’appuyant sur les unités de l’Armée japonaise encore présente dans l’ex-Siam, il a fait prendre d’assaut l’Assemblée nationale qui avait voté la défiance contre lui puis a fait purger l’Armée de ses opposants. Étant aux premières loges de l’incendie de l’Orient, il sait que les Occidentaux oublieront bien vite son alliance avec Tokyo au profit de son anti-communisme et, sûr de sa force, il abolit la monarchie. Néanmoins, la Thaïlande ne portera pas le titre d’État thaï, dans le plus pur style fasciste, mais bien celui de République, il faut quand même s’adapter à l’ère du temps…

    Ce mois de Février 1945 voit également le débarquement des forces d’occupation américaines au Japon impérial ainsi qu’en Corée où Yo Unhyŏng a proclamé, à l’annonce de la capitulation japonaise, la « République populaire coréenne ». Jeté en prison par les Japonais, il y est maintenu à l’arrivée des GI’s, Roosevelt préférant installer à la tête du pays son jouet, Syngman Rhee. Le despote sera bientôt l’instrument de la lutte anti-communiste dans la péninsule et engagera une lutte sans merci contre Kim-Il-Sung, qui dirigera l’insurrection communiste contre Rhee depuis Vladivostok.

    En Birmanie, les Britanniques acceptent d’entamer des négociations avec Aung San sur l’indépendance future de son pays. Londres évite ainsi une guerre de décolonisation grâce à l’intelligence politique de Wavell qui a poussé au compromis avec le Birman.

    Notons que tout comme avec l’Indochine, les Britanniques évitent soigneusement le territoire sous contrôle de Sukarno. Des défuntes Indes orientales néerlandaises, seule la Papouasie occidentale a vu le retour des troupes alliées.

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