Post has published by Mars
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Quels sont tes sources @ambarequiem ?

J’ ai également l’impression que tu banalises et généralises beaucoup ce qui peut rompre le sens où les propos de ton discours.
Car si on prend pour exemple des batailles de la Guerre de Cent Ans ou effectivement nombres de prisonniers furent capturés (Patay, Castillon, Poitiers) la manière de combattre sur le champ de bataille et essentiellement celle décrite par Victor Davis Hanson.

(Sur l’aspect de la confrontation d’infanterie)

  • Les deux groupes d’infanteries vont s’affronter dans un violent échange de coups de lances, de pics et de javelots avant de venir éventuellement dans des corps-à-corps plus rapprocher. Les coups étaient principalement portés pour tuer ou blessée mortellement, grièvement non dans le but d’assommer ou de faciliter la capture de la piétaille d’en face, d’ailleurs la plupart des combattants décédés meurent piétinés par leurs camarades et adversaires, ou encore se vidant de leur sang suite à une blessure mortelle, ou simplement suite à une hémorragie traumatisme durant ou après la bataille. Dans ce cas ils étaient probablement achevés durant les pillages d’après combat. Les morts qui surviennent des heures, des jours, voire semaines après les blessures sont aussi assez communes.
  • La cavalerie notamment les Chevaliers vont être bien souvent le point d’impact qui va définir la victoire. D’ailleurs le but des charges des cavaliers lourds dans l’époque en question c’était bel et bien l’éclat de l’armée adverse avec un assaut concentré dans les failles ou points sensibles pour ainsi la mettre en déroute , la mêlée ou le combat prolongé sont particulièrement évités dans ses situations.

Dans les batailles prises pour des exemples au-dessus si ce n’est pour le cas de Castillon, les tués sont supérieures numériquement aux prisonniers.

Les troupes qui combattent pied-à-terre comme la expliqué Frëki sont souvent des paysans où des va nu pied engager récemment qui n’ont reçu qu’un entraînement basique. Cependant, comme tu le dis dans les milices ou les garnisons locales ceux qui s’y trouvent ont théoriquement les moyens pour payer leurs équipements et se trouvent dans une situation sociale, et financière supérieure aux recrues de masse cependant l’éventuelle rançon qu’ils peuvent valoir et moindres en comparaison des risques qu’il faudrait courir pour les capturer vivants, les nourrir, les soignés puis enfin essayer de les rançonner. Finalement, le coût de la théorique rançon sera éventuellement inférieur aux moyens usés.

Concernant ton exemple sur l’armure et l’équipement qui seront recherchés pour être revendu, tu as raison cependant encore une fois généralement cela ne se dérouler pas de la manière que tu mentionnes. Les armes et les équipements étaient grossièrement ramassés sur les cadavres, et les blessées après la bataille.

Pendant ce temps, comme je l’ai déjà dit plus haut les nobles et le commandant principal de l’armée sont versatiles ils peuvent aussi bien mener les cavaliers que rester en arrière et diriger l’armée ou encore comme tu la mentionnais rester entre les rangs pour éventuellement à la fois combattre et diriger. Tandis que le Chevalier peu parfois éventuellement combattre à pied comme son nom l’indique il combat principalement à cheval.

Bien sûr il y a des cas ou la noblesse aussi bien que la chevalerie mènera la masse en première ligne à pied mais comme je l’ai déjà dit cependant plus haut c’était rare. On retrouve des cas notamment dans les sièges , une sortie de siège, ou encore dans des situations ou le terrain et impraticable pour la cavalerie ou en défaveur.
Toute la question tactique des Chevaliers se trouve justement dans l’idée d’utiliser leur armures, cheval, entraînement et compétences de cavaliers, combattants, supérieur pour attaquer les points sensibles et ouverture de l’armée adverse.

Concernant les sources
La guerre au moyen-âge – Philippe Contamine
Les blessures de la guerre et l’armement au Moyen Age dans L’Occident latin .(Mounier-Kuhn, Alain )
Le Modèle occidental de la guerre de Victor Davis Hanson.
Elites et ordres militaires au Moyen Age d’Alain Demurger.

PS: Obligation de repost j’ai eu un bug déconcertant dans le post au-dessus si la modération pourrait s’en occuper au cas où je n’arrive pas à le supprimer moi-même se serait sympa, merci d’avance.

Il faut feindre la faiblesse , afin que l'ennemi se perde dans l'arrogance.

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