Post has published by Ambarequiem
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@Frëki

dans le cadre de l’ost les troupes levées sont le plus souvent des paysans qui sont équipés rapidement et ne disposent pas d’une formation suffisantes. En ce qui concerne les milices urbaines elles ont une cohésion plus importantes et une certaine pratique mais elles ne sont levées que pour la durée d’une campagne (et ont aussi parfois le droit de limiter leur service à la défense directe de leur territoire sans avoir à mener le combat dans le territoire ennemi).

Les milices médiévales qu’elles soient urbaines ou rurales fonctionnent sur le même système : Les hommes d’une tranche d’âge 20-45 ans ont obligation de servir, les équipements sont codifiés en fonction de leurs revenus des personnes assujetti au devoir de milice, les miliciens sont tenus de payer leur équipement, ça va du cavalier armuré équivalent chevalier pour les plus riches, jusqu’à l’archer va nu pied pour les plus pauvres, entre ça, on a toutes les nuances de fantassins lourds, moins lourd, léger.

Dans tous les cas, mettre la main sur une personne armuré c’est mettre la main sur une personne potentiellement assez riche pour verser une rançon de quelque importance. Et de manière générale, en bataille, les armures lourdes sont aux premiers rangs, les gens “nus” sont derrière.

 

Les troupes d’archers ou d’arbalétriers sont elles par contre le plus souvent des professionnels au vu de l’entrainement que demande le maniement de ces armes, ou du moins semi-professionnels comme c’est le cas en Angleterre où un entrainement au maniement de l’arc est obligatoire et met donc à disposition de l’administration un vivier d’archers.

Seuls arbalétriers sont professionnels. Les archers sont le bas échelon des miliciens (équipement minimum, armement peu cher). Le coup de génie des anglais et d’avoir encouragé presque exclusivement ce type de milice, et de les avoir incorporés et employé en masse. En gros, c’est un emploi asymétrique de ressources d’un pays qui ne pouvait pas concurrencer la France sur le plan du nombre des armure de fer en ligne.

En ce qui concerne les chevaliers combattants à pied, il faut bien se rendre compte que la noblesse, surtout lorsque le Moyen Âge touche à sa fin, n’est pas un bloc unis. On y retrouve autant des grands seigneurs qui ne combattent qu’à cheval que des nobles plus modestes (et oui cela existe, lorsqu’il ne possède que peu de territoire ou seulement des droits qui ne leur rapportent que peu de revenus). Ces derniers peuvent soit combattre à cheval mais avec un équipement plus léger ou alors à pied pour encadrer l’infanterie ou en tant qu’homme d’armes.

Dans les grands seigneurs qui ne combattent qu’à cheval tu mets qui, l’empereur romain germanique et le pape? Par ce que les rois de France et d’Angleterre mettent pied à terre quand la tactique l’exige, je pense au roi d’Angleterre à Crécy ou Azincourt où il manque de se faire capturer, ou au roi de France à Poitier qui est le roc qui se fera submergé à Poitiers. C’est la situation tactique qui dicte le mode de combat.

Au niveau des sources médiévales, il est rarement fait décompte et état des pertes pour les non chevaliers, ça ne veut pas systématiquement dire que ses personnes sont traitées différemment. Il n’y a généralement que les rébellions (c’est quand même pas mal de guerre), ou des ordres stricts souvent dictés par une situation opérative ou stratégique compliquée qui conduit à l’égorgement systématique des adversaires, et souvent, sans distinction de classe sociale. Crécy en est un exemple.

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