Post has published by mongotmery
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Et voici la suite! 🙂

Vous avez  raison: une nouvelle flotte est en recrutement à Valence et Saragosse, à base de cogues.

 

Partie 3:

Il est déjà difficile de percer les intentions d’un ennemi, puis de les contrer. Que dire alors de celle d’un inconnu? Une nouvelle menace arrive! Un peuple nommé Mongols, ou Tatars par les voyageurs commerçants. Heureusement, ils sont actuellement dans le lointain Orient, en Perse ou en terre des Rus’. Que l’Espagne s’occupe déjà de ses problèmes!

Et il y en a. Les brigands de grand chemin se concentrent régulièrement sur les routes entre Tolède et Leon, jusqu’à former parfois de véritables armées. Pas de quoi impressionner pour autant l’ost de Tolède, qui les écrase systématiquement, et entraîne de jeunes chevaliers à ces occasions. Car les occasions de servir leur roi ne vont pas manquer…

En effet, les Portugais nous trahissent!  Ces alliés de longue date, les premiers à reconnaître le royaume d’Espagne lorsque Alfonso l’a sorti de la féodalité… les voilà qui mettent le blocus sur le port de Tolède. Le coup de poignard dans le dos est terriblement insultant et blessant pour les Espagnols. Mais tout n’est pas perdu en ce bas monde, l’honneur existe encore: les Siciliens, dont nous venons d’apprendre par une patrouille de notre flotte qu’ils ont pris Alger aux Maures, refusent de suivre les Portugais et nous préfèrent.

Heureusement l’Espagne sait profiter des occasions. L’armée qui se trouvait dans le Nord, en prévision d’un débarquement anglais et après avoir chassé un groupe rebelle, se rue sur Pampelune moyennement défendue par un général et ses mercenaires piquiers et arbalétriers. La capitale portugaise, un château, est sous le siège. Mais une armée plus importante n’est pas loin.

L’espion royal révèle que les Portugais ont pris Grenade aux Maures, ce qui semble les avoir relégué au Maroc et au Sahara. Le château n’est défendu que par une unité de milice, mais entre lui et Cordoue, de puissantes armées stationnent. De plus, la garnison de Valence n’est pas très étoffée. L’axe principal d’attaque sera donc le passage dans les montagnes, franchissant le Tage, reliant Tolède à Cordoue.

C’est alors que les Maures, probablement alertés de la trahison portugaise, nous proposent une paix. Nous acceptons, car ils sont maintenant réduite en Afrique, et toujours ennemis des portugais. Mais nous négocions et obtenons un tribut de 300 florins pendant 19 tours. Cela vient d’autant plus à propos que nous apprenons que les Portugais sont un plus gros morceau qu’ils en ont l’air.

Une relation diplomatique nous indique en effet que les Portugais disposent, outre Grenade, Pampelune, Cordoue et Lisbonne dans la péninsule ibérique, de la ville de Rennes et des châteaux de Bordeaux et Angers! S’ils sont sûrement en butte aux français et anglais du fait de ces possessions, elles leur assurent un contrôle de l’océan Atlantique. Rodrigo ne s’étonne plus du nombre des flottes portugaises sur la côte Nord. Le chantier naval de Léon gagne encore plus d’importance.

Malgré cette mauvaise nouvelle stratégique, l’armée est au rendez vous. Elle écrase, grâce au choc de la chevalerie montée et au corps à corps des amulghavars, une sortie portugaise accompagnée de renforts. Sa garnison massacrée, Pampelune tombe. Une puissante armée s’y installe. Une conséquence de cette prise est une meilleure visibilité sur la côte Nord, autour du port de Tolède. Les patrouilles, depuis Pampelune, y passent plus régulièrement. Elles repèrent une flotte anglaise depuis des falaises, et les pêcheurs témoignent qu’elles transportent des soldats et des engins de siège. Et en effet, cette armée anglaise débarque près du port de Tolède, mais elle reste sur la côte. La garnison de Pampelune saura s’en charger.

Il est à noter que l’armée écossaise se balade toujours sur les terres espagnoles, mais qu’elle constitue presque une gêne en se trouvant près d’un pont sur la route Tolède-Leon. Les officiers espagnols commencent à se plaindre à Rodrigo, de même que certains paysans de la région. Si l’Espagne pourrait vaincre cette armée, sans grande difficulté, elle n’en trouve pas l’occasion.

D’abord, la priorité à Pampelune est donnée au risque portugais depuis Bordeaux et aux armées anglaises, qui sont en guerre. A Tolède, la priorité vise Cordoue. Mais surtout, alors que Rodrigo va céder sur la destruction de cette armée écossaise le pape demande de cesser les hostilités avec le Portugal. Le prix de la puissance… ils ont attaqué, nous sommes sommés car nous avons pris un château et eux n’ont réussi qu’un misérable blocus naval. Reste que dans ces conditions, attaquer gratuitement l’Ecosse nous coûterait beaucoup auprès du pape.

Aussi les opérations militaires des semaines suivantes se limitent elles à la dispersion de brigands près de Léon, et de Pampelune par l’armée en route vers les Anglais débarqués.

Ceux ci, des miliciens piquiers et des experts en catapulte, ne résistent pas à la cavalerie féodale, aux tirailleurs et aux chevaliers démontés. Ils sont vaincus et capturés par dizaines. On compte plus de 200 captifs, rançonnés. L’argent parvient vite, et les anglais sont relâchés de Pampelune. Ils gagnent la région de Toulouse, où ils se mettent en quête de nouvelles armes.

Alors que le pape nous retient d’attaquer le Portugal, il appelle la chrétienté à la croisade contre Toulouse. Hors les français sont nos alliés! Pour Rodrigo, le pape est de plus en plus en désaccord avec la stratégie espagnole. Or le cardinal espagnol se rapproche entre dans le top 3, il est éligible! Pour preuve de l’animosité du pape actuel, les Portugais ont attaqué notre flotte d’Atlantique, récemment formée à Leon et envoyée à la rencontre des anglais. Il la massacre une première fois, puis l’achève au large de la Bretagne. Deux galères et un cogue sont ainsi perdus. Mais les Portugais ne sont pas excommuniés! Rodrigo est outré et envisage de rompre la demande du pape de cessation des hostilités. Mais à Tolède, l’armée de chevaliers féodaux n’est pas encore assez nombreuse pour attaquer Cordoue dont l’espion note les capacités. Et la garnison de Valence est purement défensive, incapable de lancer une expédition contre Grenade. Reste Leon: la troupe y est faible, principalement d’origine urbaine, mais nombreuse: on compte 6 unités de 120 piquiers de milice et deux généraux de famille royale.

Hors la flotte méditerranéenne, dix cogues recrutés à Valence et Saragosse, passe au large de Lisbonne. Des pêcheurs lui apprennent que la ville n’a qu’un général en garnison. Les 6 milices de piquiers, jusqu’alors cantonnées à un rôle anti brigands, et un général sont donc envoyés vers Lisbonne. Le temps de franchir forêts et collines, et le délai exigé par le pape aura expiré.

Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

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