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    Décembre 1944

    Alors que l’Armée allemande est rejetée bien au-delà de sa position de départ dans les Ardennes, prélude à la déroute finale du Nazisme et à la bataille d’Allemagne, Georges Mandel, accompagné inévitablement par le charismatique Général, effectue une visite diplomatique au gouvernement belge. Celle-ci s’avère triomphale mais l’accueil des bruxellois n’est rien comparé à celui que fait Liège aux 2 Français ! Tandis que Spaak parle « Confédération européenne » avec Mandel. « Monsieur le Président, si vous faîtes l’Europe maintenant, vous ferez l’Europe française ! » dit le Ministre des affaires étrangères belge au Président du Conseil français, le Bourgmestre de Liège va plus loin 2 jours plus tard en demandant en privé à de Gaulle le rattachement de la Wallonie à la France ! À cette demande, le Général répond « Tout ce que vous demande la France, Monsieur le Bourgmestre, c’est d’être à jamais ses plus fidèles alliés et amis ! ».

    Les Alliés, et plus particulièrement les troupes de Patton, parviennent enfin à chasser définitivement les Allemands du territoire français en expulsant l’Armée du Reich du département de la Moselle, qu’elle occupait encore, libérant Metz au passage où Mandel fera une entrée triomphale.

    Tandis que les Anglo-Américains développent leur offensive en direction de la rive gauche du Rhin, la 1èreArmée française, renforcée par la Seconde Armée française composée comme on le sait d’anciens FFI mais dont les effectifs ont également été gonflés grâce à un afflux massif de volontaires, traverse le Rhin en force (comme Napoléon en 1805) et envahie le Bade et le Wurtemberg.

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    Partout, la société édifiée par les Nazis s’effondre comme un château de cartes, en dépit des actions brutales de ceux-ci pour conserver le pouvoir et maintenir le « moral » de la population et de la résistance de quelques fanatiques. Hitler, furieux, limoge Model et le remplace par Kesselring, rappelé d’Italie pour commander à l’Ouest. En effet, le Führer surestime les compétences du Général d’aviation qui bloque les Alliés depuis des mois en Italie et l’imagine capable d’une telle performance face aux Alliés de l’ouest. Ce dernier, bien évidemment, n’a plus les moyens d’empêcher l’invasion de l’Allemagne par les Occidentaux et ses succès italiens, s’ils sont partiellement dû à son talent, sont aussi le fait que le front italien est considéré comme secondaire par les Alliés… Il est remplacé en Italie par von Vietinghoff.

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    Kesselring

    À l’Est, Konigsberg capitule tandis que Breslau est totalement isolé. La bataille de Breslau sera un des combats les plus durs de la guerre.

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    Troupes allemandes à Breslau

    Plus au sud, l’Armée rouge lance son assaut sur Budapest, tenue par les Croix-fléchées et une garnison allemande.

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    En Indochine, la 38ème Armée lancent son attaque contre les hommes de Salan et se met à quadriller le pays. Certes des revers locaux sont infligés à la Résistance, plusieurs bases sont de même abandonnées, mais les pertes sont assez importantes pour les Nippons et la cause de la liberté finit par en ressortir renforcée. Notons l’aide massive apportée à la Résistance franco-indochinoise par les Américains.

    Tandis que son Armée peine face à des Résistants en guenilles, Higashikuni tient une conférence de Presse à Tokyo, qui commence à craquer sous les bombes américaines.

    À une question portant sur l’ultimatum Franco-Britannique ordonnant au Japon de se plier à la Déclaration du Caire, le Premier Ministre répond par le terme « Mokusatsu ». Compris par les militaires nippons comme un refus méprisant de se plier à l’ultimatum, les Alliés, informés par les représentants japonais à Berne, y voit là le « Oui » tant attendu concernant le fait que le Japon capitulerait dans les 2 semaines. Restait la déclaration impériale annonçant la situation au peuple japonais.

    Dans le même temps, les officiers ayant ordonnés la mort de Mc Arthur étaient au fer dans un navire de transport en route vers le Japon pour y être jugés.

    Le 22 Décembre, l’Empereur lit sur Radio-Tokyo une allocution appelant à la cessation des hostilités.

    « … Bien que chacun ait fourni ses meilleurs efforts – en dépit des vaillants combats menés par nos forces militaires et navales, de la diligence et de l’assiduité de nos serviteurs et dévouement de nos cent millions de sujets – la guerre a suivi son cours, mais pas nécessairement à l’avantage du Japon, tandis que les tendances générales prévalant dans le monde se sont toutes retournées contre ses intérêts.

    En outre, l’ennemi a mis en œuvre une force aérienne d’une capacité de destruction incalculable et qui décime, au cours de raids d’une extrême cruauté, bien des vies innocentes. Si nous continuions à combattre, cela entraînerait l’effondrement et l’anéantissement de la nation japonaise.

    Cela étant, comment pouvons-nous sauver les multitudes de nos sujets ? Comment expier nous-mêmes devant les esprits de nos ancêtres impériaux ? C’est la raison pour laquelle nous avons donné l’ordre d’accepter les termes de la Déclaration commune des Puissances.

    Les maux et les douleurs auxquels notre nation sera soumise à l’avenir vont certainement être immenses. Nous sommes pleinement conscients des sentiments les plus profonds de vous tous, nos sujets.

    Cependant, c’est en conformité avec les décrets du temps et du sort que nous avons résolu d’ouvrir la voie à une ère de paix grandiose pour toutes les générations à venir en endurant ce qui ne saurait être enduré et en supportant l’insupportable. »

    À l’annonce de la capitulation, si aucune tentative de Coup d’État n’est sérieusement envisagée, les militaires les plus jusqu’au boutiste ayant été exécutés en 1943, on recense une multitude de cas de suicides au sein des forces armées nippones tandis que certains militaires nippons décident de poursuivre quand même les hostilités, ne les cessant qu’après un sévère rappel à l’ordre de Tokyo.

    Et ne parlons pas des « soldats fantômes » que l’on ne retrouvera que bien des années plus tard…

    Le 26 Décembre 1944 se tient une entrevue secrète entre le Général Tsuchihashi, qui commande les troupes japonaises en Indochine comme on le sait, et Hô Chi Minh ! L’officier nippon informe le vietnamien que c’est à sa milice que se rendront ses forces et qu’elles lui céderont ses armes ! Hô ne se fait pas prier et double les Résistants français en occupant les grandes villes du Vietnam. Le Communiste proclame la « République démocratique du Vietnam » à Hué, la capitale impériale occupée par ses hommes le 28. Notons que les troupes du gouvernement collaborateur rallient Hô…

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    Commence alors, dans tout le Vietnam, le drame des « Vêpres indochinoises », en fait, vietnamiennes seulement. Soucieux de rendre le retour de la France impossible, le Viet-Minh attaque les Résistants français tandis que ses troupes massacrent les civils français détenus dans des camps depuis 1941-1942 !

    C’est avec une horreur facile à deviner que Salan, entré en triomphateur à Vientiane, apprend le carnage. En effet, tandis que le Laos et le Cambodge font un accueil grandiose à leurs résistants, le Vietnam trahit la cause commune !

    Les événements sont presque similaires en Indonésie. Les Japonais livrent leur matériel aux hommes de Sukarno qui se tiennent prêt à recevoir à grands coups de canon les Néerlandais dès que ceux-ci enverront un corps expéditionnaire et décident de montrer les dents aux Australiens et aux Britanniques, afin que ceux-ci ne se fassent pas les agents du retour de l’autorité coloniale dans l’archipel. Curtin, le Premier Ministre australien convint Churchill de négocier avec l’Indonésien.

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    Sukarno

    D’autant que les Britanniques font face à une situation très proche en Birmanie. Aug San ne promettant de ne déposer les armes qu’en cas d’autonomie immédiate suivie d’une indépendance dans les 3 ans !
    L’Asie prend feu…

    Pendant ce temps, les Américains, pragmatiques (et c’est peu dire), tout en préparant leur débarquement au Japon, négocient le transfert des « chercheurs » de la redoutable Unité 731 vers l’Amérique avec le gouvernement impérial.

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    Shirō Ishii

    Pendant ce temps, les dirigeants collaborateurs les plus en danger sont soit en route, soit déjà arrivés au Japon. En effet, tandis que le Chef du gouvernement collaborateur chinois sait qu’il est condamné s’il reste dans son pays, d’autres, comme Bose ou Pu-Yi, sont également rapatriés au Japon, le premier n’ayant plus aucune base territoriale sur laquelle s’appuyer tandis que le second verra bientôt son Empire réintégré à la Chine de Tchang. La situation est par contre beaucoup plus terrible pour les Collaborateurs de plus bas niveau, qui doivent souvent se débrouiller par eux-même pour fuir ou se cacher afin d’échapper à la juste revanche de leurs compatriotes opprimés.

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