Post has published by cuirassier
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    Le Mali a été mener comme une charge de cavalerie, pour justement empêcher tout enfermement dans les villes à forte population, justement pour éviter les schémas Fallouja. Car bien qu’avec une densité de population sans rapport, des combat au sein même de la population aurait eu des effets désastreux. Sans pour autant que les populations soient hostile a la France. Mais dans le cas d’un déploiement sur un sol alliés, en soutien de cette alliés, bein tu partage l’héritage de la mauvaise gestion mener par cette alliés… Se choix a été payant car cela à éviter un engagement en zone urbaine. Se qui est au antipode des autres exemples, les forces Russe et Américaine ayant accepter l’enfermement en zone urbaine des opposants. **Le meilleur des combat urbain, c’est celui que l’ont évite !** JFS

     

    Sans faire démériter l’action de nos militaires je crois qu’il faille relativiser ce tableau.

    Quel ennemi l’armée française a-t-elle rencontrée en 2013 ? Quelques centaines de djihadistes arabo berbères extrêmement mobiles qui s’étaient aventurés loin au sud dans une zone peuplées de noirs, certes musulmans, mais très majoritairement hostiles à ces arabo berbères.

    Les villes et les villages sont très petits (Tombouctou, Gao et Kidal ont respectivement 55 000, 86 000 et 25 000 habitants) à comparer avec Falloujah et ses plus de 300 000 habitants.

    Il est ainsi logique que les djihadistes, dans une zone qui leur est hostile, difficile à défendre, loin de leurs bases, facilement isolables en contrôlant les quelques points de passage du fleuve Niger, aient eux même décidé de se replier. Et de se replier vers le massif des Ifoghas, plus facile à défendre, près des Touaregs (leur principal soutien) et près des frontières pour leur flux logistique.

    La « charge de cavalerie » de 2013 est avant tout, du moins pour sa composante terrestre, une charge dans le vide, courant après un ennemi qui s’était déjà replié. J’en tiens pour preuve le parachutage sur Tombouctou qui n’était qu’un coup de com et engendra une perte de temps et une dispersion de nos forces (voir le sujet).

    Cela n’enlève rien au mérite de nos soldats qui ont réussi une projection rapide, à stopper les djihadistes via les frappes aériennes et les hélicoptères puis à reconquérir les Ifoghas néanmoins il faut reconnaitre que les russes à Grozny ou les américains à Mossoul ou Falloujah n’ont pas eu la chance de rencontrer un contexte aussi favorable. Ainsi :

    « Se qui est au antipode des autres exemples, les forces Russe et Américaine ayant accepter l’enfermement en zone urbaine des opposants. »

    Ils n’ont tout simplement pas eu le choix. La valeur stratégique de Grozny, Mossoul, et Falloujha, la facilité pour défendre ces villes, les nombreux soutiens qui s’y trouvaient, tous ces facteurs faisaient que les djihadistes ne pouvaient pas abandonner ces villes sans combattre.

    Comparaison n'est pas raison.

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