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Octobre 1944

L’aube. Les opérateurs radar alliés en Belgique et dans le nord de la France sont surpris de voir soudain apparaître sur leurs écrans une masse en provenance de l’est. Si tous pensent au retour d’un énième raid nocturne britannique sur le Reich, la plupart prennent la peine de contacter l’état-major. Cependant, quelques-uns, inconscient des risques, certains qu’il s’agit d’Anglais, ne donnent pas l’alerte… Ailleurs, les sirènes hurlent.

La Luftwaffe attaque en force !

Escortés par les premiers Me-262, les bombardiers et les chasseurs s’en prennent aux pistes alliés afin d’obtenir pour un temps la supériorité aérienne sur les Ardennes !

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C’est l’Opération Bodenplatte au cours de laquelle des centaines d’appareils alliés sont abattus.

Bodenplatte a pour but de préparer le terrain à un assaut majeur du IIIème Reich à l’ouest.

Le dirigeant nazi ayant, en effet, regroupé ses Panzers, a déclenché « Garde sur le Rhin », la contre-attaque de son Armée dans les Ardennes. Elle est si puissante qu’elle entraîne une débâcle digne des pires heures de Mai 1940 côté allié ! L’objectif allemand est de rééditer l’exploit de 1940 en encerclant les force alliées en Belgique et aux Pays-Bas pour gagner assez de temps pour permettre la mise en ligne des fameuses « Armes miracles » dont le Me-262 et les V1, V2 ne furent que les prémices. Hitler a pris un énorme risque, comme à son habitude, en massant l’essentiel de la Panzerwaffe dans la région (facilitant la progression soviétique à l’est notamment…).

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Les fantassins alliés sont non seulement attaqués de face par des Allemands largement supérieurs en nombre mais également sur leurs arrières, les Parachutistes allemands étant de nouveau utilisés dans leur véritable emploi. Ces derniers s’emparent des principaux carrefours et de plusieurs dépôts d’essence américains (qui serviront à abreuver les redoutable Tigres royaux).

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1 semaine après le déclenchement de l’opération, les Allemands sont de nouveau sur la Meuse mais ils n’iront pas plus loin. Ceux-ci sont en effet stoppés par l’association d’une pénurie d’essence et du raidissement de la résistance alliée. Cette fois, contrairement à 1940, ce sont les Allemands qui finiront écrasés sous les bombes de l’aviation de leurs ennemis, qui après une série de furieux combats, a repris le dessus sur son homologue allemande.

Pire pour les Nazis, Patton a confié le front de Metz aux Français de la Seconde Armée de Delestraint et déclenche le lendemain sa ruée vers le nord pour couper les Panzers de leurs arrières.

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Son objectif ? Une petite ville dont les Allemands se sont emparés sans combats. Bastogne…

O’Connor, soucieux de se racheter de l’échec de Market Garden, lance ses propres chars vers le même objectif mais cette fois, depuis le nord. Le but étant de prendre en tenaille les Panzers du IIIème Reich bloqués sur la Meuse.

Mais Hitler n’a pas tout misé sur « Garde sur le Rhin ». Il déclenche également « Vent du nord » en direction de Strasbourg. En dépit des ordres de retraite d’Eisenhower, échaudé par la déroute alliée dans les Ardennes, de Hauteclocque, soutenu par Mandel, reste sur place et repousse l’assaut nazi.

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De Gaulle aura ses mots envers les décisions stratégiques d’Hitler.

« Hitler n’est pas seulement un monstre, il est aussi un imbécile. N’ayant de Bismarck que la brutalité politique, il n’en a absolument pas la clairvoyance dans ce domaine. Par sa haine démesurée du Judaïsme, il préfère attaquer à l’Ouest en y regroupant ses dernière forces que de tout faire pour bloquer Staline à l’Est. Les Russes seront les premiers à Berlin ! »

Staline, de son côté, n’en attendait bien évidemment pas tant ! Le Tyran rouge, lance l’Opération Kościuszko contre le cœur de la Pologne. Les Allemands du Général Georg-Hans Reinhardt n’ont bien évidemment pas les moyens de stopper la ruée rouge sur la Pologne.

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L’AK décide de montrer sa présence en lançant une série d’attaques d’ampleur limitée contre les troupes allemandes en retraite, mais de garder cachée la majeure partie de sa force. En Pologne, on connaît très bien Staline…

Après avoir rapidement chassé les Allemands du désormais défunt Gouvernement général, le corps de bataille soviétique oblique brusquement vers le Nord, en direction du Corridor et de Gdansk/Dantzig ! Le Groupe d’Armée Nord et la Prusse orientale sont isolées !

Qu’à cela ne tienne, Hitler mobilise sa Flotte. Tandis que d’Hambourg partent des renforts et du ravitaillement, de Königsberg repartent les Prussiens, évacués vers le cœur du Reich…

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À peine la Prusse orientale et les États baltes coupés du reste du Reich que Staline déclenche contre le groupe d’Armée du Nord l’Opération Kalinine qui se transforme rapidement en un immense succès. Narva, la ville symbole, tombe aux mains des Soviétiques presque sans combats. Notons que Vlassov, comme n’importe quel Général soviétique ordinaire, rétabli l’ordre rouge en Estonie…

Plus au sud, la Slovaquie se soulève contre l’occupation allemande et le gouvernement Tiso. Ses partisans, quoi que Slovaques, souhaitent rétablir la Tchécoslovaquie et sont proches de l’URSS politiquement. Sur ordre de Staline, d’importantes forces soviétiques soutiennent les insurgés. La majeure partie de la Slovaquie est reprise. Benes, voyant une partie de son pays libérée, quitte Londres avec son gouvernement pour Kosice. Notons que la Ruthénie subcarpatique est quant à elle rattachée à la RSS d’Ukraine…

Dans leur marche victorieuse à travers la Pologne martyre, les Soviétiques découvrent toute l’horreur et la barbarie du Régime nazi. En effet, Auschwitz est libéré par les troupes de Staline, confirmant ce que les Alliés savaient déjà (notamment grâce aux informations transmises par le Pasteur Bonhoeffer et par la Résistance polonaise). L’existence de camps de la mort dans lequel les Nazis exterminaient les Juifs !

Pendant ce temps, Goebbels fait sortir sur tous les écrans du Reich son dernier film de propagande, « Le sac du Palatinat ». Le ministre de la propagande du IIIème Reich veut en effet provoquer un sursaut patriotique en montrant aux Allemands ce qui arriverait si les Français entraient en Allemagne. Notons que Louvois est présenté comme Franc-Maçon dans le film tandis que l’Armée de Louis XIV est montrée comme utilisant des Tirailleurs sénégalais (joués par des prisonniers de guerre africains), dans une volonté manifeste de provoquer la terreur au sein du peuple allemand en réutilisant le thème de la « Honte noire »… Au passage, Goebbels a mobilisé un nombre important de soldats du Front pour servir de figurants dans « Le sac du Palatinat » à l’heure où il vide les bureaux de leurs fonctionnaires pour combler les trous béants dans les divisions de la Heer !

En Amérique, le président Roosevelt est très préoccupé. Pas seulement par sa propre réélection (la campagne bat son plein) mais aussi par les rapports faisant état de négociations secrètes en Suisse entre Européens et Japonais ! Malgré sa maladie et sa faiblesse qui grandit de jour en jour, il décide de convoquer les ambassadeurs britanniques et français pour demander des explications et, surtout, pour leur rappeler qui est le patron et que le Japon sera puni pour Pearl Harbor !

Malgré son amitié envers lui, Roosevelt eut un entretien orageux avec Paul Reynaud dans ce sens, au cours duquel il rappela que jamais l’Amérique, elle, n’aurait entreprise la moindre négociation avec un partenaire de l’Allemagne hitlérienne, quelque fusse les circonstances, qu’il ne fallait pas provoquer Staline, dont l’Armée avait anéantie à elle seule 80 % de la Werhmacht et qu’au contraire, il valait mieux voir avec lui pour en obtenir des concessions concernant la tenue d’élections libres en Europe orientale.

Paul Reynaud subit la tempête sans broncher et ses talents d’avocat parviennent à calmer le Président américain.

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Du soir, Reynaud envoie le code secret « Il fera bientôt nuit à Tokyo » à Georges Mandel pour signifier que les États-Unis sont opposés à tout compromis avec l’Empire du Soleil levant et que sans capitulation de la part des Japonais, leur pays sera voué à la destruction totale…

Mais l’ancien Président du conseil sait que tous les Américains ne partagent pas l’enthousiasme pro-soviétique de Franklin Roosevelt. Henry Wallace, son Vice-Président, a ainsi été écarté au profit de l’inconnu Harry Truman, moins Stalinobéât.

Pendant ce temps, les Américains débarquent dans les Philippines et, plus précisément, sur l’île de Leyte. Cette île a été choisie car elle est l’une des plus grandes de l’archipel. De plus, elle présentait de nombreuses plages qui rendaient le terrain adapté pour un assaut amphibie. Les routes du détroit de San Juanico, reliant Leyte à Samar, étaient en outre adaptées pour des opérations de blindés et d’infanterie. La prise de Leyte permettrait à l’United States Army Air Forces d’installer des bases d’où l’ensemble de l’archipel pourrait être bombardé. De nombreuses opérations de guérilla avaient en outre été menées à Leyte par la résistance philippine, ce qui laissait augurer d’un bon soutien de la population locale.

L’Amiral Toyoda, commandant de la Flotte japonaise, avait expliqué au Haut commandement naval japonais que la perte des Philippines signifierait la fin de la guerre, le Japon étant dès lors isolé de ses ressources en pétrole.

Mais les Japonais ne cherchent même plus à obtenir une victoire totale mais seulement à infliger des pertes telles aux Américains que ces derniers accepteraient de s’asseoir à la table des négociations et de signer avec le Japon une paix proche de ce que Tokyo négocie depuis plusieurs mois avec Paris et Londres.

Toyoda a donc conçu dans ce but le « Sho Ichigo sakusen », le Plan de la victoire. Un nom ronflant pour un Empire moribond…

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Tandis que ce qui reste de la force aéronavale japonaise devra attirer à elle la fureur de l’armada US, la force cuirassée nippone devra foncer vers la Flotte d’invasion et l’anéantir à grands coups de canon. Plan risqué pour ne pas dire suicidaire…

Or, l’océan est à ce point couvert par les sous-marins alliés qu’à peine sortie de mer intérieure, la force aéronavale de l’Empire du Japon est détecté et est harcelé par les sous-marins.

Malheureusement pour les Nippons, les Cuirassés partis des Indes orientales, sont également très vite repérés… Ce diable d’Halsey scinde alors sa force en deux. Il lance la majeure partie de la puissante IIIème Flotte contre l’armada japonaise qu’il pense être la force principale de l’ennemi mais laisse une partie de ses Cuirassés couvrir les principaux détroits séparant les îles de l’archipel philippin.

Toyoda fait contre mauvaise fortune bon cœur de Samouraï et décide d’ordonner à Kurita et Nishimura de continuer leur marche en avant, et ce en dépit du harcèlement continuel de leurs Flottes par les sous-marins alliés.

Que ce soit dans le détroit de San Bernardino ou dans celui de Surigao, les Américains exploitent la géographie des lieux et l’étroitesse des détroits pour barrer le T aux Cuirassés nippons.

Cependant, les monstres japonais, le Musashi et le Yamato sont si puissants qu’ils parviennent à passer et, cette fois, ce sont les Cuirassés américains qui sont pris par le flanc !

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Alors qu’au loin apparaît la Flotte de débarquement alliée, l’objectif à détruire, Kurita prend la décision surprenante d’engager les Cuirassés américains, laissant ainsi la VIIème Flotte s’enfuir !

Au sud, Nishimura, dont les vaisseaux sont beaucoup plus anciens, est balayé par les Américains. Une fois ce dernier écrasé, les Cuirassé vainqueurs se ruent au nord pour affronter les Super-cuirassés japonais qui finiront pas plier sous le poids du nombre. Leurs épaves gisent encore au fond de la Mer des Philippines.

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Notons qu’en dépit de sa retraite, la VIIème Flotte a lancé ses courageux pilotes à l’assaut des monstres de Hito Hito. Certes, équipés de Bombes explosives (inefficaces contre les blindages), leurs intrépides assauts n’en ont pas moins déstabilisés les Japonais.

Bien plus au nord, Halsey continue à traquer comme un fou furieux la Flotte de diversion d’Ozawa. Et pourtant… Ce sont les Japonais qui attaquent les premiers. Le raid est cependant massacré sans casse pour les vaisseaux US. Halsey lance alors sa propre offensive qui balaye les Cuirassés Porte-avions et expédie au fond de la mer le plus gros porte-avion de l’époque, le monstrueux Shinano !

Halsey crie victoire et s’exclame. « Messieurs, n’ai-je pas tenu parole ? ». L’instant suivant, une série d’explosions anéantissent le Douglas Mac Arthur ! Un sous-marin japonais, le I-58, est parvenu à s’infiltrer au sein de la Flotte et à exécuter le Porte-avion américain ! Notons que le I-58 sera détruit lors de la contre-attaque des destroyers américains.

Mais là n’est que la première mort du Général américain… En effet, il est exécuté 3 jours plus tard par décapitation par ses geôliers japonais, ulcérés par la déroute de leur Flotte.

L’Amérique crie vengeance. Yamashita et Higashikuni sont effondrés. Ils comprennent déjà les conséquences de la cruauté de leurs soldats…

Pendant ce temps, la VIIème Flotte n’est revenue à proximité de Leyte que pour y subir un nouveau cauchemar… Le « Vent divin » !

Les attaques suicides japonaises !

En dépit du travail encore une fois formidable des pilotes de la Flotte, rejoint par ceux d’Halsey, plusieurs unités nippones sont parvenues à passer le rideau de feu et à se précipiter sur des Porte-avions d’escorte US !

Plusieurs sont fortement endommagés, certains mêmes coulés !

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Conscient de leur débâcle, les militaires nippons commencent à transformer ce qui était l’acte désespéré d’un officier détruit par la défaite en véritable stratégie militaire !

Plus à l’ouest, les Britanniques reprennent pied en Birmanie. Leur axe de progression logique consiste à permettre la réouverture de la Route de Birmanie en vue de remettre en marche le robinet ravitaillant les Chinois.

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