Post has published by kymiou
  • Modérateur
    Posts1944
    Member since: 20 juillet 2013

    Les Égyptiens n’en utilisaient pas, des chars comme ça ?

     

    Alors là, aucun doute. Le char à faux est largement postérieur et découle d’une évolution propre à la Mésopotamie avec des engins beaucoup plus lourds montés par trois ou quatre hommes et dotés de très grandes roues. Ils sont largement représentés sur les reliefs assyriens. L’idée d’impressionner des adversaires en groupes compacts en y ajoutant des accessoires aussi spectaculaires qu’inefficaces découle de là.

    A l’époque ramesside (13ème siècle av. J.-C.), les chars égyptiens pratiquent une tactique d’archers montés et ne sont pas conçus pour le choc. Ils pèsent cinquante kilos, sont fabriqués en série avec toutes pièces interchangeables et peuvent être démontés/remontés en quelque minutes par des valets d’arme appelés pekherer (coureurs), qui travaillent entre deux charges à la manière des mécanos dans les stands de Formule-1. Les qualifier de coureurs vient de ce qu’il devaient aussi intervenir au milieu de la bataille pour dégager “leur” char s’il était en difficulté – un cheval tué, par exemple. A cette fin, ils ne portaient pas d’armes, juste un bouclier – qui servait sans doute à l’occasion de brancard 😉 .

    A la très basse époque, vers 612 av. J.-C., les Egyptiens ont profité de la chute de Ninive pour ramasser tout ce qui restait des armées assyriennes et les engager comme mercenaires. Sans doute y a-t-il eu dans le lot quelques chars à faux rescapés du désastre mais les Pharaons ont dû les considérer comme des curiosités exotiques.

    .

    A l'inverse du généraliste, le spécialiste est celui qui en sait toujours plus sur un sujet de plus en plus restreint. Le spécialiste parfait est donc celui qui sait absolument tout sur absolument rien.

  • A password will be emailed to you.