Post has published by Noble 7
  • Participant
    Posts927
    Member since: 6 novembre 2015

    “1/ D’abord, un missile à 5 mètres au dessus de l’eau à 30 km, pas grand chose ne peut l’intercepter. Par contre l’allumage de son radar permet de commencer à le brouiller.”

    Bah si justement, il y a un tas de missiles fait pour ça.

    “2/ Mais de toute façon, il n’y a pas de distance fixe (je serais curieux de savoir où tu as vu ces 30 km d’ailleurs): le missile une fositiré ne “sait” pas où est la cible. On ne peut donc pas le paramétrer pour lui dire “quand tu es à 30 km de la cible allume ton radar”. Le missile est envoyé vers une position déduite de la position et de la direction (ainsi que de la vitesse, du type de navire…) de la cible au moment du tir . Avec cette donnée le missile va à la position qu’on lui donne au moment du tir, et là il allume son radar, et cherche à trouver la signature de la cible qu’on lui a donné au départ. Après je ne sais pas comment çà se passe, mais dans l’idéal le missile voit au radar plus ou moins devant lui la cible du départ et la détruit.”

    Les 30 kilomètres correspondent à la ligne d’horizon. la ligne d’horizon est définie par la distance à laquelle le faisceau radar est tangente à la courbure de la surface terrestre. Ainsi une zone d’ombre dans le champ du radar est causée par la terre qui bloque les faisceaux radars. Le principe du Sea Skimming se base sur cette notion; le missile va voler bas afin de rester dans cette zone d’ombre, et ne sera détecté que lorsqu’il sera de l’autre coté de la courbure terrestre. 30km, c’est la distance générale pour un radar embarqué avant que les ondes radars ne soient bloqués. Ce chiffre varie avec l’emplacement du radar: plus il est haut, plus il voit loin.

    Tu parles de l’avantage du Sea Skimming à camoufler le signal radar du missile dans celui de la surface, qui est effectivement aussi détectée par les radars. Si cet effet existe, il peut facilement être solver en  utilisant l’effet Doppler qui permet de connaitre la valeur de leur déplacement d’un objet, permettant ainsi d’identifier et éliminer les signales de surfaces qui tendent à être immobiles, ne gardant que les objets en mouvements.  Aussi, il est possible de comparer les sondages radar successifs: le missile sera identifié car mobile et tous les échos stationnaires pourront être éliminés. Toutefois cette étape de filtrage des ondes radars peut prendre plusieurs secondes et reste donc un avantage pour le missile.

    Le moment où le missile va allumer son radar est caractérisé par une prise en altitude de ce dernier, afin d’avoir une meilleure portée. C’est ce qui c’est passé pour l’attaque du Sheffield.

    “Non. Les missiles antinavires supersoniques (les russes et chinois) ne volent pas au ras de l’eau, ils sont détectables au radar pendant tout leur vol, sauf s’ils sont furtifs en eux-mêmes, c’est à dire comme le F22 ou le F 35 quelquesoit l’endroit où ils volent. A ma connaissance aucun missile antinavire opérationnel ne l’est.

    Les missiles antinavires sea skinning sont subsoniques, parce que voler au niveau de la mer à plus de Mach 1 est très difficile et consomme énormément. C’est une contrainte pour eux, mais elle est compensée largement par la discrétion.”

    A oui ?  Le P-800 Oniks, le P-270 Moskit (et leurs versions ASM), le Kh-59MK, le Kh-31A, le Kh-35…  La plupart sont supersoniques, mais il y en a qui sont subsoniques. Pour les deux premiers missiles, il commence le vol à haute altitude pour prendre une vitesse supersonique avant de plonger au raz de la mer pendant les quelques derniers kilomètres afin de profiter du camouflage de la mer. Ils n’ont toutefois pas l’avantage de se cacher dans la zone d’ombre et sont donc vulnérables pendant leur début du trajet. C’est pour cela que la version par sous-marin est si valorisée.

    “Enfin, l’Aster 30 et l’Evolved Sea Sparrow sont deux missiles de moyenne portée, antiaériens, à guidage radar, un guidage inutile à une moyenne portée contre une cible volant au ras de l’eau. En revanche, dans un contexte où un avion doté d’un missile sea skinning comme l’Exocet cherche à repérer un navire au radar, mais que ce navire brouille autour de lui ou est furtif (comme une FREMM), alors l’avion devra se rapprocher plus près que la portée du missile ne l’exige: du coup, l’avion pourra être engagé et éventuellement détruit avant de tirer son missile.”

    l’exocet est détecté, le navire lance un Sea Sparrow a une position déterminée. Le Sea Sparrow va ensuite activer son radar et détecter le missile puis l’intercepter.

     

     

     

     

    Allez bye Fanta !

  • A password will be emailed to you.