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Mars 1944

Les Alliés qui, depuis la Provence, ont remontés la Vallée du Rhône, atteignent Lyon, transformée en forteresse par les Allemands. Soucieux d’éviter un « Stalingrad français » comme le promet Goebbels, les Alliés décident de contourner la cité détruite par les combats de 1940 et d’isoler les puissantes divisions SS qui la défendent.

Mais c’était sans compter ce diable de Rommel…

En effet, le redoutable officier allemand a anticipé la manœuvre alliée et regroupé secrètement une puissante force blindée au sud-ouest de Lyon en vue de couper les forces alliées qui contournent la Capitale des Gaules de leurs bases. C’est l’Opération Lüttich.

Ainsi, alors que l’optimisme était de mise côté allié, c’est avec effarement qu’à l’aube, les soldats américains, britanniques et français qui marchaient vers le nord en vue de contourner les Allemands retranchés dans Lyon entendirent le canon tonner… derrière eux !

En effet, le « Renard des Balkans » avait secrètement placé une importante force blindée et de l’infanterie d’élite sur le flanc gauche de l’avance alliée en profitant de la nuit !

Pire, la Luftwaffe intervenait de nouveau en masse et multipliaient les sorties en vue de tenter de contester la suprématie aérienne aux Alliés, ou du moins, d’occuper l’aviation alliée le temps qu’il faudra pour isoler les avants-gardes alliées des plages du débarquement de Provence.

Les Allemands menaçaient ainsi de prendre les Alliés à revers et à infliger à ceux-ci une défaite qui risquaient, peut-être, de compromettre jusqu’au succès du débarquement !

C’est du moins ce que pensaient les plus pessimistes. D’autres, comme de Hauteclocque, pensant plutôt qu’il s’agissait « du dernier spasme d’une bête mourante » !

Avant même d’en avoir reçu l’ordre de ses supérieurs, il ordonna à sa 2ème Division blindée de faire mouvement vers le Sud-Ouest, vers les Parachutistes de la 101st Airborne et les Légionnaires français, qui tenaient la colline 211 face aux assauts enragés des soldats d’élites de Rommel.


Scène d’un combat sur la colline 211

Encore une fois, le général picard avait eu raison de prendre une initiative avant d’en avoir obtenu l’ordre du Haut-Commandement, trop lent à réagir. D’ailleurs, ne fallait-il pas « marcher au canon » ? Et de toute façon, de Hauteclocque l’aurait prise même s’il n’avait pas été le protégé du Ministre de la guerre, Charles de Gaulle.

Ah, si la France avait eu un tel général après Sedan en 1940…

Cependant, Eisenhower aussi était un grand officier. Conscient du danger, il ordonna de cesser les frappes des bombardiers non seulement contre les cibles dans la région lyonnaise non liées directement à « Lüttich », mais également les frappes stratégiques contre le Reich lui même, le temps que la « crise » soit résolue. De plus, les chasseurs-bombardiers reçurent l’ordre de revenir à des missions de suprématie aérienne, afin d’éliminer au plus vite la Luftwaffe du ciel Rhodanien.

Mais déjà l’ennemi commençait ses assauts contre la principale ligne de défense des Alliés sur la colline 211, au sommet de celle-ci.

Mais l’initiative de de Hauteclocque paya. Les blindés français arrivèrent à temps pour soutenir les Paras et les Légionnaires qui auraient certainement succombé sous la vigueur de l’assaut allemand sans cela.

D’ailleurs, dans l’épave d’un des Tigers détruits par les chars français, on retrouvera après la bataille le cadavre d’un officier allemand, un certain Michael Wittmann. Le tristement célèbre héros de la propagande d’Hitler, encensé par Goebbels pour avoir détruit avec son seul char Tiger une colonne de véhicules alliés, comme on le sait, était donc tombé.

L’accalmie fut de courte durée. Visiblement, Rommel était pressé. Il devait se douter que son offensive échouerait si la colline 211 ne tombait pas rapidement. En effet, une fois que les Alliés auraient expédiés des renforts sur le flanc ouest, et que la Luftwaffe serait balayée, de chasseur, il deviendrait la proie maintenant qu’il s’était découvert !

L’artillerie rameutée par le « Renard des Balkans » donna tout ce qu’elle avait dans le ventre pour anéantir les défenseurs de la colline 211. Heureusement, de Hauteclocque avait retiré ses blindés pour éviter qu’il ne soit balayés par l’artillerie du Reich et les expédia de nouveau vers les hauteurs une fois que les Allemands reprirent leur assaut contre la position alliée.

Rommel avait dû recevoir des rapports sur l’arrivée imminente des redoutables forteresses volantes alliées sur ses positions car ses hommes collaient au plus près les défenseurs alliés, espérant ainsi échapper au bombardement d’enfer des B-17.

Et il eut encore une fois raison, les bombardiers alliés, soucieux d’éviter le « tir ami », bombardèrent les arrières des Allemands et leurs réserves, mais ne purent rien faire contre leur première ligne.

Mais le Picard décida de profiter du choc causé par le raid des bombardiers lourds et ordonna une contre-attaque à l’ancienne, à la baïonnette ! La seule différence avec les glorieux soldats de Magenta ou de Gettysburg (selon la nationalité des hommes) fut que la charge fut couverte par le tir des blindés de la 2ème DB. Les commandants des Paras US n’objectèrent pas, bien au contraire, les Américains étaient friands de guerre de mouvements et offensive. Contre-attaquer et ne plus se terrer les ravis donc. Le Lieutenant Cole, de la 101st Airborne, s’illustra lors de cet assaut, qui resta dans les annales de l’histoire américaine comme « La charge de Cole ». D’ailleurs, celle-ci est toujours enseignée dans les salles de cours de Westpoint.

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Les Allemands, battus, s’enfuirent dans toutes les directions. Rommel, conscient de sa défaite, retira en urgence les blindés survivants en vue de les engager non plus pour chasser les Occidentaux du continent, mais rien que pour empêcher l’invasion de l’Allemagne même, désormais imminente !

À Narva, le grande bataille opposant les hommes de Vlassov aux soldats nazis s’arrête d’elle-même. En effet, Staline a besoin de ces divisions au sud, pour exploiter l’immense succès de Berthelot et assurer son avance dans les Balkans. Le dirigeant russe ordonne donc de stopper l’assaut ce qui fera dire aux Allemands qu’ils ont gagnés la bataille…

Belgrade est libérée grâce à une action conjointe des Partisans de Tito, des Tchéniks de Mihailovic et de l’Armée rouge. Face à la progression fulgurante des Soviétiques dans les Balkans, Mihailovic a été contraint de coopérer directement avec le combattant communiste pour éviter que Tito ne soit seul à s’accaparer les lauriers de la victoire à Belgrade. Mais rapidement, une fois les Allemands partis, la défiance reprend le dessus jusqu’à ce que les Soviétiques s’en prennent ouvertement aux Tchéniks en jetant en prison plusieurs de leurs chefs. Tito, grisé, proclame la déchéance du Roi et proclame la « République fédérative populaire de Yougoslavie » ! Les Tchéniks sont contraint de s’enfuir dans les montagnes non sans avoir résisté héroïquement aux forces conjugués des Partisans et des Russes. C’est alors que le commandant monarchiste commet une grave erreur. Il s’allie avec les débris de la garde nationale serbe, des collaborateurs qui combattent aux côtés des Allemands depuis 1941, pour affronter les Communistes. Tito se rue sur l’occasion en faisant assimiler Monarchistes et « Fascistes »…

Le mois de Mars 1944 marque également le début de la « Crise de Zara ». Peu avant l’arrivée des Partisans yougoslaves, des troupes françaises et britanniques débarquent dans la ville bientôt suivis par des administrateurs italiens fidèle au gouvernement du Royaume d’Italie ! Cela provoque la fureur de Tito qui réclame l’annexion de la ville à la Yougoslavie. Mais les Partisans sont bloqués par les Franco-Britanniques le long de la frontière italo-yougoslave d’avant-guerre. Certes Tito et Staline sont allés très loin en s’en prenant ouvertement aux hommes fidèles à Pierre II mais ils n’ont pas l’intention d’attaquer directement les soldats de Churchill et Mandel. En effet, ils affrontent toujours les Allemands et les Oustachis d’un côté et traquent les Tchéniks de l’autre…

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Alors que les Allemands se retirent d’Albanie, les Franco-britanniques y appliquent la même manœuvre qu’en Grèce et à Zara. Ils débarquent à Tirana ainsi qu’à Durrës avec le gouvernement en exil de Zog dans leurs bagages puis ils s’allient à la Résistance non communiste (et donc même à des mouvements républicains) pour refouler (et pas encore combattre) la résistance communiste et traquer les partisans du gouvernement collaborateur (en encore, Churchill voulait les ménager mais Mandel refusa avec force de participer à l’opération si on s’alliait aux collaborateurs albanais). La situation est tendu le long de la “ligne de front” séparant les troupes alliées et du nouveau gouvernement à celles d’Enver Hoxha.

Certains ennemis de Zog, qui le sont soit par républicanisme, soit tout simplement pour des raisons personnelles, ont rallié le nouveau gouvernement. Sous pression des Alliés, Zog a promis de n’être qu’un monarque constitutionnelle à l’avenir et l’organisation de l’élection d’une Assemblée nationale constituante validant une nouvelle constitution démocratique.

Face à la « menace » des Alliés occidentaux et, surtout, celle des Tchéniks, Tito décide de demander à Staline le maintien du concours de l’Armée rouge aux Partisans pour la libération du territoire yougoslave encore occupé. Staline accepte, conscient de la carte qu’il a joué dans son bras de fer avec Churchill et Mandel en Europe de l’est en appuyant Tito avec ses troupes.

L’avance fulgurante de l’Armée rouge dans les Balkans n’empêche pas le nouveau dirigeant hongrois, le « Nemzetvezető » Ferenc Szálasi de présider en personne la cérémonie de la « Renaissance de la Grande Hongrie » à Arad, ville de Transylvanie restée roumaine après l’arbitrage de Vienne mais rattachée de force par la Hongrie suite aux contre-attaques de l’Axe consécutives à l’Opération Berthelot. Alors que l’Armée hongroise a besoin de toute sa force pour tenir les Carpates face aux Roumains (aidés par un contingent soviétique), 2000 soldats sont mobilisés pour prendre part aux différents défilés ponctuant la célébration, célébration qui se conclue par un discours du nouveau dictateur hongrois.

Préalablement à la cérémonie, les élites roumanophones d’Arad ont été « purgées » et des centaines de Roumains ont été jetés dans les « camps de la mort hongrois » spécifiquement réservés à la « magyarisation » de la Transylvanie, en gros, à l’épuration ethnique de la région en faveur de la Hongrie…

Dans le Pacifique, déclenchement de l’Opération Forager, l’invasion des Îles Mariannes. Elle doit permettre non seulement de s’approcher encore plus du Japon, mais aussi, dans un avenir proche, de fournir la base qui permettra aux B-29 de frapper directement le Japon.

Georges Louis Nicolas Blaison, capitaine du « Requin », un sous-marin français de classe Balao, construit par les Américains, participe à la bataille. Il doit avec son bâtiment repérer et, si possible, attaquer l’Armada japonaise si elle tente cette fois de s’opposer à l’assaut américain. C’est dans cette optique que plusieurs sous-marins alliés ont été positionnés en Mer des Philippines, sur les différents axes de progression possibles de la Flotte impériale japonaise.

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Tandis que le Capitaine du sous-marin français traquait l’ennemi, Saipan, cible du premier assaut amphibie de l’invasion, était le théâtre de rudes combats au sol mais l’aviation japonaise n’était pas encore apparue une seule fois dans le ciel de l’archipel. Cependant, Spruance, Amiral commandant la Vème Flotte US en charge de l’invasion savait, du fait que les codes secrets japonais avaient été percés, que l’ennemi avait sciemment évacué son aviation des Mariannes, où elle aurait été trop exposée mais l’avait rassemblé en une importante force aérienne à Iwo-Jima et Chichi-Jima dans l’archipel des Bonin au nord.

Les Américains sachant que la « Flotte combinée » japonaise, commandée par l’Amiral Tamon Yamaguchi, successeur désigné de Yamamoto, mettrait plusieurs jours à arriver suffisamment prêt de la Flotte alliée pour pouvoir envoyer ses appareils au contact, envoyèrent 1 petite force attaquer l’archipel des Bonin.

Le raid allié sur les bases terrestres de l’aviation japonaise fut une cruelle surprise pour les Japonais. Ceux-ci subirent de lourdes pertes (nombre d’appareils étant détruits au sol) en en infligeant que de légères en retour aux Américains.

Mais la bataille ne faisait que commencer…

Au sol, ce n’est qu’au prix de lourdes pertes (2000 morts en 3 jours) que les Américains parviennent à refouler les Japonais vers l’intérieur de l’île, Japonais qui savaient que la Flotte de Yamaguchi arriverait bientôt et écraserait à coup sûr les Alliés !

Nagumo, le lieutenant de Yamaguchi, qui commandait en personne la Flotte nippone comme toujours, était confiant. Les premiers rapports sur les aviateurs étaient positifs. Non seulement ils étaient motivés (mais un seul soldat japonais ne l’était-il pas ?…) mais étaient également relativement prêts grâce à l’apport de l’expérience des vétérans retirés du Front pour les former. De plus, les nouveaux modèles d’avions leurs avaient été livrés. Bref, le désastre d’Iwo Jima ne le perturbait pas outre mesure.

Mais ce que l’Amiral nippon ne soupçonnait pas, c’est qu’il était désormais la proie d’un « Requin », en l’occurrence le vaisseau du Capitaine Blaison, passé expert dans l’art de dénicher et d’envoyer les navires japonais au fond du Pacifique…

Le « Requin » poursuivait la Flotte de Yamaguchi depuis plusieurs heures. Blaison et ses seconds avaient déjà transmis la position des Japonais à Spruance et à Nimitz. Un autre sous-marin, américain cette fois, venait de rejoindre la zone quand la vigie du sous-marin français repéra que la Flotte nippone venait brusquement de virer de bord en plein dans la direction du « Requin ».

« La fête peut commencer » dit avec un sourire maléfique le Capitaine français.

En effet, les Nippons, voulant se placer en position idéale pour faire décoller leur escadrille, allaient placer involontairement son sous-marin en plein centre de leur dispositif, à un endroit parfait pour attaquer le Zuikaku, le Porte-avion, vétéran de Pearl Harbor, servant désormais de vaisseau-amiral à Nagumo.

Blaison plonge en profondeur pour ne pas être repéré et grâce à ses détecteurs acoustiques, sait à quel moment remonter en immersion périscopique.

Déployant son périscope, le Français voit apparaître le Zuikaku, décoche une salve de torpille dans sa direction et replonge immédiatement pour échapper à la fureur de destroyers.

Ce n’est donc qu’à travers les sons amplifiés par l’océan que l’équipage du « Requin » put « assister » à la mort du Porte-avion japonais.

Grâce à la grande expérience des hommes à son bord, le sous-marin parvînt à échapper à la contre-attaque nippone.

Les Japonais furent de prime abord fortement perturbés par ce véritable coup du sort. Cependant, alors qu’ils envoyaient leurs destroyers à la recherche du sous-marin français, ils lancèrent également leur aviation à l’attaque de la Flotte US.

Dotés des tous nouveaux bombardiers en piqué Judy et torpilleurs Jill, les Japonais se ruèrent avec un enthousiasme retrouvé sur la Flotte américaine, désireux de venger le Zuikaku et l’affront que sa destruction constituait.

Désormais obnubilés par les Porte-avions et non plus par les Cuirassés, considérés à présent comme des cibles de second ordre, les Nippons attaquèrent le premier Porte-avions qui se dressa sur leur chemin, le (CV-9) Saint Mihiel, nommé ainsi non seulement en l’hommage à la victoire américaine en France à la fin de l’été 1918 mais aussi pour montrer la fraternité d’arme Franco-américaine, unis depuis des années contre l’impérialisme germanique.

C’était sans compter sur la chasse américaine qui en dépit des efforts des A6M5, les Zéros nouvelle génération, préleva un lourd tribut aux bombardiers navals japonais.

Néanmoins, les survivants nippons n’en furent que plus acharnés. En dépit du véritable mur de plomb constitué par la DCA américaine, une pluie de bombes et de torpilles s’abattit sur le malheureux Porte-avions allié.

Pire, 2 bombardiers de l’Axe s’écrasèrent même sur la superstructure du vaisseau allié !

Mais le valeureux équipage du bâtiment américain refusa de capituler et maintînt en vertu d’efforts quasi surhumains un long moment le navire à flot !

Ce fut là à un véritable drame pour les Forces de l’Empire du Soleil levant qui s’épuisèrent sur un navire qui refusa pendant longtemps de mourir…

Une fois les Japonais partis, hormis quelques bâtiments voisins très légèrement endommagés, les Américains ne comptaient qu’un Porte-avions hors jeu et ce, en dépit d’un assaut massif des Nippons ! Pire pour eux, un lourd tribut fut prélevé sur leur aviation embarquée.

Spruance, qui avait préféré attendre l’assaut japonais pour le repousser avant d’attaquer la Flotte combinée dont il connaissait pourtant la position grâce à Blaison (et qui fut critiqué pour cela) lança enfin sa contre-attaque.

Concernant le Requin, le bruit inquiétant des destroyers et des charges de profondeur japonaises couvrit celui d’autres explosions. Celles des bombes et torpilles des appareils embarqués américains attaquant le Flotte japonaise et coulant cette fois le Hiyo et le Taiho, grâce à la supériorité de leurs propres appareils, lourdement blindés (non sans que les Japonais ne réussirent à détruire plus de 80 des assaillants) et commandés par de valeureux pilotes.

Lorsque le « Requin » refit surface, ce fut dans une guerre du Pacifique totalement transformée, et ce, en grande partie par son action. En effet, non seulement il avait coulé une des pièces maîtresses du dispositif ennemi, mais de nombreux pilotes et appareils japonais avaient été foudroyés au décollage ou juste avant par la destruction du Zuikaku.

L’efficacité du sous-marin et des bombardiers américains laissa aux sous-marins de l’US Navy la portion congrue en terme de proies. Soit 2 croiseurs et 1 pétrolier ce qui acheva de transformer une déroute en humiliation car les submersibles américains refusèrent longtemps de lâcher la Flotte ennemie en retraite.

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La cruelle bataille de la Mer des Philippines fut rapidement surnommée « La grande boucherie des Mariannes ».

La victoire était néanmoins totale pour les Alliés au final. Les Japonais avaient perdus 3 porte-avions et, surtout, une centaine de pilotes péniblement formés durant les mois précédents.

Blaison et son équipage, après être rentrés à Eniwetok, leur nouvelle base, reçurent la plus haute décoration de chaque pays allié, mais bien évidemment, ce fut la « Légion d’Honneur » remise par Mandel qui leur fit le plus chaud au cœur.

Mais Hollywood dans les décennies suivantes fit de l’équipage du Saint-Mihiel le véritable héros de la bataille…

À l’inverse, Yamaguchi, s’estimant déshonoré par cette déroute, met fin à ses jours. Il est remplacé par l’Amiral Toyoda tandis que Nagumo est « muté » à un poste de terrien aux Philippines.

Désormais, l’Aéronavale japonais ne compterait plus, mais ça, un certain « Bull » l’ignorait encore…

En Nouvelle-Guinée, les troupes américaines et australiennes s’emparent de la baie de Milne et continuent de remonter progressivement sur Buna et, au-delà, Lae.

 

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