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La guerre civile anglaise
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SUJET: La guerre civile anglaise

La guerre civile anglaise le 03 février 2013 à 15:15 #60895

La guerre civile anglaise


Après L’invasion de l’Angleterre en 1639 par une armée écossaise, Charles Ier (1600-1649) rappela le parlement qu’il avait congédié 11 ans plus tôt, et dont il avait besoin pour approuver un nouvel impôt de guerre. Confronté aux récriminations des parlementaires, il le congédia à nouveau, mais une seconde invasion en août le força à un nouveau rappel. En décembre 1641, le parlement présenta la Grande Remontrance, accusant le roi d’abus de pouvoir. En janvier 1642, le roi tenta, en vain, de faire arrêter ses opposants au parlement. En Août, le pays basculait dans la guerre civile.


Charles Ier d’Angleterre.


La guerre civile Anglaise, qui débuta en août 1642 sous des auspices on ne peut plus troubles opposait un monarque aux appétits absolutistes à un parlement déterminé non pas tant à renverser la monarchie qu’à restaurer le principe de gestion partagée du royaume. Dès les premières batailles, Charles Ier créa la surprise par son obstination et son talent de chef militaire. Ces qualités ne suffirent cependant pas à empêcher sa chute, provoquée par son penchant invétéré pour l’intrigue et surtout par la monté des forces parlementaires, de plus en plus efficaces et mieux organisées, sous la férule imposante du puritain Olivier Cromwell (1599-1658), un parlementaire issu de l’aristocratie est-anglienne. L’existence même du conflit démontrait qu’en Angleterre tout du moins, la légitimité du parlement pouvait dépasser celle du roi. Le parlement pouvait s’opposer à l’action d’un monarque de droit divin s’il estimait qu’il avait trahi la confiance du peuple.


Olivier Cromwell.


En juillet 1644, fut une victoire décisive pour le parlement anglais. L’été suivant, l’armée de Charles Ier fut anéantie par la New Model Army (« nouvelle armée idéale ») du parlement, à Naseby en juin 1645. Commandée par Olivier Cromwell et sir Thomas Fairfax, la New Model Army, plus professionnelle et plus mobile que l’ancienne armée, permit au parlement, qui disposait de ressources supérieures à celle de la Couronne, de remporter la guerre civile.


Armure de la guerre civile.
Ce type d’armure, composé d’un plastron en métal muni de tasset (pour protéger le bas du corps), était porté par les deux camps durant la guerre civile.


En mai 1646, Charles Ier, qui était parvenu à s’échapper d’Oxford assiégée par les parlementaires, finit par se rendre à une armée écossaise, qui le livra l’année suivante à ses ennemis. Il fut emprisonné au château de Carisbrooke, sur l’île de White. Depuis sa prison, il continua à marchander avec les divers camps, mais ses négociations secrètes avec les presbytériens écossais provoquèrent une reprise de la guerre civile. C’est le 17 janvier 1646 que Le long parlement déclenche la seconde guerre civile anglaise en interrompant les négociations avec Charles Ier.


L'île de Wight est une île qui se situe sur la côte sud de l'Angleterre (Royaume-Uni) dans la Manche, face à l'embouchure du Southampton Water et de la ville de Portsmouth


Le 11 décembre 1648, la majorité du parlement ne soutenant plus les actions de la New Model Army, le colonel Thomas Pride fait alors expulsé ces parlementaires du Long Parlement. C’est ce qu’on appelle la Purge de Pride qui donnera naissance au « parlement croupion », considérés par certains comme un coup d’état.


Oliver Cromwell dissolvant le Long Parlement.


Le 30 janvier 1649, Charles Ier d’Angleterre fini par être décapité. Il reste à ce jour le seul roi d’Angleterre à avoir été exécuté légalement. Sa condamnation par la Haute Cour de justice pour « tyrannie, traitrise et meurtre » fut obtenue par un vote de 68 contre 67 voies. Tout au long un tribunal : « Je voudrais savoir par quel pouvoir j’ai été appelé ici… Rappelez-vous que je suis votre roi, votre roi légitime ».


L’exécution du roi Charles Ier d’Angleterre devant la maison des Banquets, à Londres, vue par le peintre anglais John Weesop.


La victoire de la New Model Army du parlement dominée par Olivier Cromwell, sonnait de tout façon le glas du régime de Charles. Il restait à voir si une nouvelle forme de tyrannie allait remplacer l’ancienne. Quoiqu’il en soit, la portée juridique de ces évènements n’en était pas moins considérable : le parlement se posait désormais en seul gardien légitime de la loi, une entité distincte du roi que personne qu’il soit ou non le souverain légitime, ne pouvait ignorer.


Mai 1649, proclamation du Commonwealth et de l’Etat libre d’Angleterre.


L’exécution de Charles Ier ne sonna pas pour autant le glas de la cause royaliste en Angleterre. Un reliquat d’armée royaliste, essentiellement composé de troupes écossaises, battait encore la campagne. Les royalistes se rallièrent tout naturellement à la bannière du fils ainé de Charles, également prénommé Charles. Cependant, la guerre civile anglaise s’acheva sur la défaite de Charles à Worcester le 3 septembre 1651, le forçant à un exile qui allait durer neuf ans.


Portrait du roi en exil Charles II par Philippe de Champaigne (vers 1653).


En décembre 1653, Olivier Cromwell fut nommé lord protecteur d’Angleterre. L’Angleterre avait connu une succession de régimes éphémères, dont une dictature militaire, sur fond de dissolution parlementaires répétées, le plus souvent par l’irascible Cromwell qui, refusant obstinément la couronne, acceptât finalement de prendre le titre de lord protecteur. Quand il mourut en 1658, il semblait souhaitable, pour ne pas dire inévitable, que la vacance du pouvoir soit comblée par l’héritier légitime du trône, le future roi Charles II.


Caricature hollandaise représentant Olivier Cromwell en monarque.


A la mort d’Olivier Cromwell, le 3 septembre 1658, son fils Richard lui succède au rang de lord protecteur. Son règne fut de courte durée car quelques mois plus tard, le 25 mai 1659, il démissionne face au mécontentement général. Le général Monck rappelle alors le Long Parlement, qui propose le trône d'Angleterre et d'Écosse à Charles Stuart, aboutissant ainsi à la Restauration anglaise.


Richard Cromwell


« Dieu soit béni… c’était bien là l’œuvre du seigneur. » C’est par ces mots que le diariste John Evelyn décrivit l’accueil triomphal que reçut Charles II (1630-1685) à Londres en mai 1660, lors de son rétablissement sur le trône d’Angleterre. La restauration de Charles II, soutenue par un vaste mouvement populaire, soulignait le prestige de l’institution royale, mais aussi les contradictions de l’expérience républicaine d’Olivier Cromwell.
Matérialiste, avisé et fondamentalement indolent, Charles se montra toujours prêt à négocier des compromis avec ses opposants au parlement. Son charme était légendaire mais ses appétits hédonistes et sa sympathie pour le catholicisme (exacerbée par le soutient discret de Louis XIV) étaient autant de signe d’une crise politique latente. Charles, tour à tour laxiste et revanchard, ne parvint jamais à résoudre ce dilemme.


Portrait de Charles II dans ses habits de couronnement par John Michael Wright (vers 1661).


Il fallut attendre son successeur Jacques II, médiocre homme politique, pour qu’éclate la crise qui finirait par propulsé l’Angleterre vers une révolution parlementaire unique en son genre en 1688 (voir aussi : La Glorieuse révolution anglaise (1688)).


Jacques II d’Angleterre, 1685-1688.


sources : - Encyclopédie Histoire année après année
- Wikipedia
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<<Les Allemands peuvent prendre Paris, mais ça ne m'empêchera pas de poursuivre la guerre. Nous nous battrons sur la Loire, nous nous battrons sur la Garonne, nous nous battrons même dans les Pyrénées. Et si, à la fin, nous sommes repoussés en dehors des Pyrénées, nous continuerons la guerre en mer.>>
Georges Clemenceau, Paris, juin 1918.
Dernière édition: le 06 février 2013 à 09:11 par Marechal de France Berton.
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Re: La guerre civile anglaise le 03 février 2013 à 15:31 #60897

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Très bon dossier, merci Berton ! D'ailleurs Olivier Cromwell doit être de la même famille que Thomas Cromwell, non ? C'était un des chanceliers d'Henri VIII au XVIème siècle et on lui doit la nationalisation des monastères et une partie de cette politique religieuse de rupture avec la Papauté.
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Re: La guerre civile anglaise le 03 février 2013 à 18:35 #60917

Tout à fait, c'est son arrière-arrière-grand-oncle pour être précis.
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Re: La guerre civile anglaise le 04 février 2013 à 06:49 #60930

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Merci beaucoup. Par contre je n'ai pas compris la dernière phrase...

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Re: La guerre civile anglaise le 04 février 2013 à 07:38 #60940

C'est mieux comme çà?

Mais pour la comprendre encore mieux, il va falloir attendre mon nouveau sujet sur la Glorieuse Révolution de 1688...
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Re: La guerre civile anglaise le 04 février 2013 à 08:39 #60962

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Oui, Oui

"Messieurs ! On ne se bat pas ici, voyons, c’est le forum de la Guerre !"


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Re: La guerre civile anglaise le 06 février 2013 à 09:13 #61286

Chose promise, chose due, voici la suite des années de crises anglaises : La Glorieuse révolution anglaise (1688).
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Re: La guerre civile anglaise le 27 février 2013 à 09:41 #65832

Comment peut-on expliquer qu'aucun autre pays n'ai tenté de s'interposé dans cette guerre soit pour défendre la monarchie en place, soit pour en profiter pour prendre sa part du gâteau? L'Angleterre était pourtant dans une fâcheuse posture d'un point de vue politique et militaire, de par les guerres internes, elle aurait pu être la cible idéale d'ambitieux voisins...
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